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La transplantation d?organes limitée au service hospitalier
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La transplantation d?organes limitée au service hospitalier
Les autorités jouent la carte de la prudence. Pour prévenir le trafic d?organes, une décision : pas question, dans un premier temps, de permettre les transplantations dans le privé. La nouvelle loi, le Human Tissue (Removal, Preservation and Transplant) Bill, qui sera présentée à l?Assemblée nationale en août, fait toujours l?objet de débats. Le ministère attend des suggestions du public jusqu?au 31 juillet.
Restreindre cette pratique au secteur public devrait permettre un meilleur contrôle. C?est ce qu?a soutenu hier le ministre de la Santé, Ashock Jugnauth, lors d?une rencontre avec la presse. Il a expliqué avec force détails les grandes lignes du projet de loi. Actuellement, les transplantations de reins et de la cornée sont les seules à se faire. Mais, faute de loi, le donneur doit être lié génétiquement au receveur. Depuis septembre 1993, il y a eu 147 transplantations de reins et 64 greffes de la cornée ont été pratiquées depuis 1997.
?Plus longue espérance de vie?
Avec la nouvelle loi, les transplantations de reins et les greffes de la cornée demeureront les seules interventions de ce genre à être pratiquées. D?autres organes, dont le foie et le c?ur, seront concernés par la suite, une fois que les compétences requises seront disponibles. Le ministère prépare ses cadres pour ce projet.
Ne pourra pas pratiquer ces interventions qui veut. Les médecins doivent d?abord être autorisés à le faire par le Organ and Tissue Transplant Bill. D?autre part, le médecin ayant attesté du décès d?un éventuel donneur ne peut faire lui-même le prélèvement.
Le Organ and Tissue Board tiendra un registre de donneurs potentiels. Un consultant du gouvernement se tiendra à la disposition de ces derniers pour leur expliquer les conséquences médicales d?un prélèvement. La loi va prévoir que toute personne peut faire un don d?organe dans la mesure où deux médecins certifient que le prélèvement ne comporte aucun danger pour sa vie.
Pour les adultes, les organes pourront être transplantés, qu?ils soient capables de se régénérer ou pas. En revanche, pour les mineurs, ce ne sera possible que pour les organes ou tissus qui peuvent se régénérer, comme la moelle, le foie ou la peau. Les organes n?entrant pas dans cette catégorie sont le c?ur, le poumon et les reins.
En cas de décès d?une personne n?ayant pas fait part de sa volonté d?être donneur, les proches parents pourront en décider à sa place, comme cela se fait dans d?autres pays. Dans l?éventualité où un mineur décéderait, l?accord parental sera obligatoire. Facteur crucial : les parents des donneurs décédés ignoreront l?identité du bénéficiaire de l?organe.
?Cette nouvelle loi permettra à des centaines de patients qui font la dialyse d?avoir une chance de bénéficier d?une transplantation (?) Cela ne peut qu?améliorer la qualité de vie, réduire les dépenses relatives aux traitements et surtout assurer une plus longue espérance de vie?, explique le ministre Ashock Jugnauth. Il a voulu rassurer la population : les pratiques illégales seront veillées au grain. Le public est appelé à faire des commentaires sur la question.
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