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Stéphan Buckland se libère?
Stadio Olimpico, tout un symbole. C?est sur cette piste magique que Stéphan Buckland s?est offert sa première victoire en Golden League sur le demi-tour de piste en 20.20.
Bref, Stéphan Buckland a secoué toute l?île Maurice, vendredi à Rome, en s?offrant, non seulement une victoire dans la plus prestigieuse compétition juste après les Mondiaux et les Jeux olympiques, mais aussi en s?ouvrant ainsi la porte du Top Ten mondial, pour la première fois de la saison, grâce à son chrono de 20.20 sur le demi-tour de piste.
C?est le jeune prodige jamaïcain, Usain Bolt, qui ne sera pas de la fête à Athènes avec un incroyable 19.93, suivi de l?Américain Tyson Gay (20.09) et de l?autre Jamaïcain Asafa Powell (20.10), celui-là même que Stéphan Buckland a battu à Rome, qui sont les actuels leaders du 200 mètres.
Cela faisait des semaines que ses 20.64 d?Oslo et de Bergen le hantaient. Il voulait impérativement s?en débarrasser pour aller chercher un sub-20.50.
Vendredi à Rome, c?était, enfin, chose faite, et Stéphan Buckland s?est libéré d?un terrible fardeau. Lui qui sentait à l?entraînement qu?il pouvait courir en moins de 20.50, mais qui n?arrivait pas à concrétiser cela en compétition.
« Lors des deux courses précédant celle de Rome, je voulais impérativement descendre sous les 20.50, mais en vain. Mais, cette fois, toutes les conditions étaient réunies et j?ai aussi eu un meilleur couloir que lors des mes précédentes sorties sur le demi-tour de piste », soutient Stéphan Buckland.
Même si aujourd?hui, notre compatriote est le cinquième performeur mondial de la saison sur le demi-tour de piste, il garde la tête froide. Conscient que l?objectif ultime reste les Jeux olympiques d?Athènes, Stéphan Buckland ne veut rien précipiter et surtout prendre le tout étape par étape.
« Je ne me mets aucune pression particulière. Je me sens libéré, certes, mais la saison est loin d?être terminée. D?ailleurs, je vais enchaîner deux autres courses demain (NdlR : aujourd?hui) en Grèce (voir texte du bas) et celle de Lausanne mardi », explique Stéphan Buckland qui n?oublie pas ses proches.
« Je voudrais dire un grand merci à tous mes amis, ceux de la cité Mangalkhan, ma famille, mes sponsors et surtout à mon épouse Joëlle », conclut-il.
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