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Tempête sur les tatamis

22 juin 2004, 20:00

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Violences verbales, humiliations et menaces. Voilà ce que certains judokas recyclés en entraîneur déclarent avoir subi de la part des dirigeants. Lundi, Marie-Michèle Ravina aurait subi “la mauvaise humeur” du président de la Fédération mauricienne de judo, Lindsay Paul.

Le même jour, Marie-Michèle Ravina a déposé une plainte au poste de police de Petite-Rivière contre Lindsay Paul.

La scène se serait produite sous les regards stupéfaits des pensionnaires du Centre national de formation de judo, des entraîneurs, Priscilla Chery-Lebon, Marie-Michèle St Louis-Durhône, Joseph Mounawah, de Georges Rambanne et deux judokas de l’équipe nationale, entre autres.

Selon Marie-Michèle, Lindsay Paul n’aurait pas apprécié le fait qu’elle ait demandé des explications à propos d’une lettre qu’elle avait reçue l’informant que “les quarante tatamis qui se trouvent à Richelieu sont désormais mis à la disposition de Georges Rambanne. Nous vous prions de bien vouloir faire des arrangements avec Georges Rambanne pour l’utilisation de ces tatamis”.

“Or, depuis l’ouverture de l’école de Richelieu, la fédération m’avait donné ces quarante tatamis. Je ne vois pas pourquoi ils ont changé d’avis. Ils prétendent que sous ma responsabilité, ces tatamis avaient été endommagés. Mais en 99, ils l’étaient déjà. Ce n’était pas des tatamis neufs”, explique Marie-Michèle.

Contacté hier au téléphone, Lindsay Paul s’est refusé à tout commentaire. “Je n’ai aucune version à donner”, a-t-il déclaré.

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