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Une victoire qui fait très mal
L’Italie, finaliste de la dernière édition et vainqueur en 1968, a été éliminée de l’Euro-2004 dès le 1er tour malgré une victoire arrachée à la 90+4e minute devant une Bulgarie hors course (2-1), hier à Guimaraes lors de la 3e et dernière journée du groupe C.
Les Italiens sont passés en quelques secondes de la plus grande des joies, quand Cassano arrachait enfin la victoire dans le temps additionnel, à la plus tragique des détresses quand les remplaçants, au courant du 2-2 entre Suède et Danemark, leur faisaient signe que c’était un but inutile.
La surprise du début de rencontre fut de voir les Bulgares, que l’on attendait en panne de confiance et de motivation après leurs deux défaites, développer un jeu de qualité. Et se montrer dangereux sur deux frappes appuyées de M. Petrov (13, 30) que Buffon repoussait.
Fébriles, tendus, les Italiens ne parvenaient que rarement à prendre les ailes comme ils le firent si bien contre la Suède (1-1), pas aidés il est vrai par la fine pluie qui rendait le pelouse glissante.
Mais quand ils le firent, par Zambrotta à gauche ou Cassano à droite, cela fut souvent dangereux. Del Piero plaçait hors cadre un ballon repoussé par le gardien bulgare Zdravkov sur une reprise acrobatique de Fiore (14), imité par Cassano (32). Entre-temps, Corradi, titularisé à la place de Vieri, avait été contré in extremis (29).
Restait les coups de pied arrêtés, mais Del Piero ne surprenait pas Zdravkov sur un coup franc dans l’axe (41). Et, juste avant la pause, l’arbitre M. Ivanov désignait le point de penalty pour une faute de Materazzi sur Berbatov. Les protestations italiennes n’y changeaient rien et M. Petrov prenait Buffon à contre-pied pour inscrire le premier but bulgare du tournoi (0-1, 45).
Brutalement ramenés à leurs propres devoirs de victoire, les Italiens se ruaient à l’attaque à la reprise et, sur un centre en retrait de Zambrotta, Cassano trouvait le dessous de la barre transversale bulgare. Perrotta, le plus prompt, se jetait sur le ballon pour égaliser (1-1, 48).
La suite fut un festival d’occasions manquées par des Italiens plus crispés que jamais face à des Bulgares solidement accrochés à leur premier point.
Vieri, entré à la 53e, manquait la cible de la tête (59). Cassano, seul devant le but, se fermait l’angle (70), puis Vieri (73) et Panucci (75), de la tête, manquaient le cadre. La frappe de Zambrotta, elle, prenait la bonne direction, mais M. Petkov déviait (80).
Berbatov, sur coup franc (85), puis M. Petrov (90+2) auraient même pu punir les Italiens mais c’est finalement Cassano qui offrait la victoire à la Squadra. Les regrets italiens n’en sont que plus grands.
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