Publicité
Chebel, la belle surprise
À une journée de la fin de la première manche du championnat, l?Association sportive jeunesse Chebel pointe à la 5e place avec quatre victoires et autant de défaites. Bilan tout à fait moyen direz- vous. Mais quand on vient de la D2 et que chaque adversaire vous inscrit sur son tableau de chasse comme une cible potentielle, et que vos troupes portent encore les couches, cela relève de l?exploit.
L?ASJC peut s?enorgueillir d?être un des rares promus de l?histoire du volley, sinon la première depuis l?ère régionale, à avoir trouvé sa place au soleil dès sa première saison.
Car généralement, les promus sont condamnés à faire le yoyo entre la D1 et la D2 avant de retomber dans l?anonymat si ce n?est pas pour disparaître dans les archives du volley-ball. À titre d?exemple, l?Olympique de Flacq qui avait disputé le premier championnat formule régionale, l?Olympique Texas de l?Escalier qui n?a joué qu?une saison chez l?élite, Mahébourg VBC chez les dames, Black River VBC qui se reconstruit laborieusement dans la D2, les Savanne Wanderers, entre autres. Ce qui lie ces équipes c?est le fait d?être ancré dans les régions rurales, là où le réservoir de joueurs est à sec et où les structures sont inexistantes.
L?ASJC doit sa réussite à plusieurs éléments mais principalement au fait d?être une équipe urbaine. Elle est bien née comme dirait l?autre. Née à Beau-Bassin-Rose-Hill où le volley-ball figure parmis les disciplines les plus populaires, où les infrastructures sont disponibles, où les joueurs se bousculent pour intégrer les équipes.
Chebel nous rappelle étrangement le Quatre-Bornes VBC. À sa création, Lindsay Wilson avait réuni des jeunes amoureux de la balle jaune et bleu et en avait fait une équipe de volley compétitrice et ambitieuse avec peu de moyens.
L?alchimie a marché et le QBVBC est devenue une force incontournable. Outre la jeunesse, Chebel possède le même enthousiasme et le même esprit de groupe que les jaune et bleu. Lancé, Chebel peut faire des dégâts, le CSSC sait de quoi on parle et même le Red Star leur a concédé un set.
Au-delà de tout cela, Chebel, comme Quatre-Bornes, est bâti à partir de joueurs inconnus, sinon peu connus. La grosse majorité, si ce n?est que deux ou trois qui ont déjà goûté à la D1 avec l?USBBRH et les Vallijee Citizens, n?ont jamais joué chez l?élite. Et voilà qu?il débarque et marque leur territoire en battant les adversaires dans la course au maintien, à savoir La Tour Koenig, l?USBBRH et Ernest Florent. Et la cerise sur le gâteau, Chebel se paie le Starlight (3-0). Bon c?est vrai ce n?est plus la même équipe avec le même rendement. Mais ça reste une victoire de prestige pour les nouveaux venus.
Où s?arrêteront-ils ? Pour ce qui est de cette saison, on les voit bien consolider leur cinquième place. Au mieux, Chebel pourrait taquiner les quatre premiers dans l?espoir d?accrocher une victoire qui les propulsera dans les Masters.
Publicité
Publicité
Les plus récents