Publicité
Non à l?alliance du Nord
Le Danemark et la Suède s?affrontent ce soir au stade do Bessa de Porto dans un choc entre voisins nordiques qui fait trembler l?Italie. Celle-ci serait en effet éliminée si elle ne bat pas la Bulgarie ou, pire, en cas de match nul à partir de 2-2 entre les équipes scandinaves.
La Squadra Azzurra, même en battant dans le même temps la Bulgarie, déjà éliminée, pourrait ainsi quitter la compétition si les pays venus du froid se neutralisaient sur un gros score.
Il n?en faut pas plus pour que la presse italienne crie au risque de collusion entre les frères ennemis séparés par la mer Baltique.
Après avoir plaisanté sur un éventuel arrangement, le sélectionneur danois Morten Olsen est redevenu plus sérieux devant la presse : ?Nous ne ferons pas de deal avec eux. Nous voulons vraiment gagner?, avant même de s?énerver qualifiant de ridicule une nouvelle question sur le sujet.
?J?ai beaucoup de respect pour Machiavel, originaire d?Italie, mais ce n?est pas dans notre mentalité de décider du score avant le match?, a indiqué l?autre sélectionneur Lars Lagerbaeck.
Sur le papier, le Danemark a l?avantage : c?est sa septième participation à un Championnat d?Europe des Nations, avec une victoire en 1992. Les Suédois ne sont, eux, qu?à leur quatrième Euro.
?Jesper Groenkjaer et Martin Joergensen sont des dangers sur les ailes?, a prévenu le superviseur suédois Benny Lennartsson, qui craint aussi le patron Thomas Gravesen, coriace milieu de terrain récupérateur.
?Leur jeu, pas typique des pays nordiques, s?est amélioré depuis le début de l?Euro. Contre l?Italie, les Danois ont monopolisé le ballon !?, a poursuivi le superviseur suédois.
Mais la Suède possède deux attaquants capables de renverser la situation avec des gestes venus d?ailleurs Henrik Larsson et Zlatan Ibrahimovic, auteur d?un but inouï dans le un partout contre l?Italie.
La péninsule italienne retient son souffle en attendant le verdict du terrain.
Publicité
Publicité
Les plus récents