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Pression monstre autour du choc Espagne-Portugal

18 juin 2004, 20:00

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Ecrans géants installés à la terrasse des cafés ou dans les parcs d?attractions, réunions en famille ou entre amis dans les bars, les supporters espagnols, souvent anxieux, se préparent à vivre le suspense du match à quitte ou double de leur sélection contre le Portugal, demain à Lisbonne dans l?Euro-2004.

Si un match nul suffit à l?Espagne pour s?extirper du groupe A et se qualifier pour les quarts de finale de l?Euro-2004, les « aficionados » ne sont guère rassurés.

Le fait de jouer contre le Portugal, pays organisateur de l?épreuve, qui a besoin de la victoire pour se qualifier, n?est pas très engageant du point de vue espagnol, pas plus que de le faire devant un public majoritairement hostile.

Et la tension monte au fur et à mesure que le match décisif approche. Les discussions de bars s?animent et les enquêtes sur Internet se multiplient.

Marca choisit délibérément la méthode Coué et énumère les raisons pour lesquelles il faut « croire en l?Espagne » : moins de pression que pour les Portugais, statistiques favorables lors de précédents Championnats d?Europe des nations, présence de nombreux supporters espagnols (« la marée rouge ») du fait de la proximité. Ou encore le précédent du match amical de Guimaraes (Portugal) en septembre 2003 (3-0 pour l?Espagne) et l?analyse des 32 matches joués entre les deux sélections ibériques, avec un bilan de 16 victoires, 12 matches nuls et 4 défaites ? la dernière en 1981 ? en faveur de l?Espagne.

Pour l?autre journal sportif de la capitale espagnole, AS, l?anxiété est en revanche à la Une. « On nous a déjà mis un but », affirme en gros titre le quotidien madrilène pour qui l?arbitre de la rencontre, le Suédois Anders Frisk, serait « un arbitre ? casero ? impénitent » : soit un arbitre supportant mal la pression locale et ayant ainsi tendance à pratiquer « l?arbitrage à la maison ».

La position des deux journaux sportifs ne fait, en réalité, que refléter l?ambivalence des sentiments des supporters espagnols vis-à-vis de leur sélection.

Toute victoire déclenche une euphorie démesurée où l?Espagne est présentée comme le prochain champion d?Europe (voire du monde), tandis que toute contre-performance les plonge dans la déprime.

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