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Les Britanniques agitent le drapeau
La presse britannique agitait le drapeau anglais hier, affichant la photo du capitaine de l?équipe d?Angleterre de football David Beckham, drapé de la croix de Saint George, à la veille du choc attendu contre l?équipe de France au Portugal à l?occasion de l?Euro-2004.
« B-Day » (Beckham Day), titrait le Mirror pour accompagner la photo de David Beckham, en référence aux récentes cérémonies du 6 juin marquant le soixantenaire du D-Day sur les côtes de Normandie.
« June 13 2004: Becks et son rêve de victoire en Europe », écrivait en caractères gras le tabloïde, commentant les déclarations du capitaine de l?équipe d?Angleterre qui a dit vendredi « rêver » de faire aussi bien que le XV de la Rose qui a remporté en novembre dernier la Coupe du monde de rugby.
« Rugissez pour eux », titrait le Sun. Résolument adepte de la surenchère, le tabloïde affichait trois « pin-up » en maillot aux couleurs rouge et blanc de la Croix de Saint George portant chacune un lionceau dans les bras et affublées du sous-titre : « Becks et les trois lions d?Angleterre ».
Le Daily Telegraph (droite) regrettait que « la marée rouge et blanche » de drapeaux qui ont fleuri partout en Angleterre ait « réveillé la vieille accusation selon laquelle le drapeau est nationaliste ou même raciste ».
« Trois millions de drapeaux ont été vendus et la demande est si forte qu?il n?a pas été possible d?y répondre », insiste le journal qui estime que « la réussite demande qu?on la célèbre ».
Même patriotisme du Guardian (centre-gauche) qui s?élançait dans une rare critique des Français pour leur « froideur » face à ce « tournoi de football majeur ».
« La bataille contre Les Rosbifs laisse la France froide », proclamait même le journal.
« Pas de drapeaux tricolores aux fenêtres, pas de médailles dans les supermarchés, pas de couverture non-stop des télévisions de leur équipe dans leur 4 étoiles et pas de Unes hystériques menaçant l?adversaire outre-manche d?une bonne leçon », relevait le Guardian avec une once d?auto-dérision.
La Coupe du monde de 1998, remportée par la France, « n?a changé les choses que temporairement », la France, restant selon le journal, « pour toujours divisée, ingouvernable, haussant les épaules, cynique (et) dépressive ».
L?Express relevait pour sa part que les supermarchés et les pubs « seront les gagnants », les supporters devant, selon les estimations, dépenser jusqu?à un milliard de livres (1,52 milliard d?euros) en boisson et nourriture pendant qu?ils regardent leur équipe favorite à la télévision.
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