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Le Portugal vit une tragédie grecque
Le Portugal, pays hôte de l'Euro-2004 de football, a été humilié par la Grèce (2-1), nation absente d'une phase finale d'un Championnat d'Europe des nations depuis 1980 (élimination au 1er tour), hier en match d'ouverture au Stade du Dragon de Porto (groupe A).
La cérémonie d'ouverture de ce XIIe Championnat d'Europe avait été placée avant le match sous le signe de Vasco de Gama, illustre navigateur portugais.
Mais la Selecçao faisait naufrage dès les premières minutes. Karagounis, profitant d'un ballon perdu au milieu du terrain, ouvrait le score d'un tir au ras du poteau, plongeant les 52 000 supporters portugais dans l'effroi (0-1, 7).
La défense lusitanienne était complètement dépassée : Charisteas se retrouvait dans une position idéale mais manquait sa frappe (9), tandis que Fyssas, le Grec du Benfica qui fêtait ses 31 ans hier, mettait sa reprise de volée au-dessus (13).
Les Portugais perdaient leur calme et un début de friction était vite jugulé par M. Collina (21).
Puis, la circulation de balle portugaise s'améliorait enfin, mais Rui Costa manquait sa tête (26).
Et le portier grec Nikopolidis se montrait très assuré dans ses sorties aériennes, ou au sol, comme face à Simao Sabrosa (32).
Figo, qui multipliait les passements de jambe en vain, souffrait d'un manque d'agressivité criant face aux athlétiques défenseurs hellènes, totalement décomplexés face à la vedette du Real Madrid.
Et quand le « Galactique » signait un coup franc limpide, Nikopolidis le captait impeccablement (45+1).
Après la pause, « Mister » Scolari faisait entrer Cristiano Ronaldo et Deco.
Mais le cauchemar se poursuivait pour le sélectionneur brésilien du Portugal quand Basinas concrétisait un penalty après une faute sur Seitaridis de... Cristiano Ronaldo (0-2, 51).
Une passe à dix grecque ridiculisait même les Portugais (67) tandis que les centres de Cristiano Ronaldo tombaient dans le vide sous la bronca du public. Les Grecs faisaient bloc dans le dernier quart d'heure (Nikopolidis était décisif à la 86e et 89e) et préservaient leur succès. Cristiano Ronaldo réduisait la marque dans le temps additionnel d'une reprise de la tête (1-2, 90+3).
Trop tard.
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