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Critères d?admission du BEC : les options restent ouvertes

31 mai 2004, 20:00

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Les négociations autour de l?attribution des 740 places réservées dans les collèges catholiques conti-nuent de plus belle. Alors que l?Eglise présente sa nouvelle vision de l?éducation cet après-midi, elle hésite encore sur ses critères d?admission.

Lors de la réunion entre les têtes pensantes du Bureau de l?éducation catholique (BEC) et le ministre Steven Obeegadoo, hier après-midi à l?IVTB House, les autorités catholiques ont laissé entendre qu?elles réfléchissaient toujours sur le tirage au sort. Pendant une heure, le BEC s?est appliqué à expliquer au ministre son ?nouveau projet éducatif? qui est loin de se limiter aux seuls critères d?admission.

A sa sortie de la réunion, Hervé de St-Pern, directeur du BEC, devait d?ailleurs entretenir le flou : ?Nous n?avons rien présenté d?anti-constitutionnel. La réunion a été très positive. Nos propositions sont simples. Le ministre nous a dit qu?il étudiera les propositions et les présentera augouvernement.?

Dans les coulisses, l?on chuchote qu?un appel a été lancé aux recteurs des collèges catholiques. Ils seraient chargés de la délicate mission de réfléchir, après consultations avec parents et personnel, sur d?autres alternatives plus consensuelles.

Mais ?en attendant mieux?, il se pourrait que le BEC vienne de l?avant avec sa formule de tirage au sort cet après-midi. Dans les milieux catholiques l?on indique en effet, sans grande conviction, que le principe du tirage au sort est toujours valable.

Une autre option pour le BEC a émergé la semaine dernière. Elle consisterait à mettre sur pied des panels mixtes, regroupant recteurs, prêtres, membres du public et autres, dans chaque collège. Ces structures seraient chargées d?examiner les candidatures des postulants pour leur accorder une des places réservées dans les établissements respectifs. Cette option a rapidement gagné en popularité.

Se voulant à l?écoute d?un milieu très divisé sur la question des tirages au sort, l?Eglise et le BEC ont donc choisi de remettre tout le monde autour de la table. La réflexion durerait encore quelques semaines, un mois selon des sources fiables.

C?est probablement pour cette raison que les visages étaient sou-riants à la sortie de la rencontre de la Task Force sur l?éducation au Thabor, Beau-Bassin.

Une trentaine de personnes étaient présentes dont des dirigeants du BEC, de la Secondary & Preparatory Schools Teachers & other Staff Union (SPSTSU), de la Fédération des associations de parents-enseignants d?écoles catholiques (Fapec) du secondaire, des recteurs et autres décideurs du secteur.

Aucune déclaration publique

Lysie Ribot, la président de la SPSTSU, qui s?opposait de manière virulente au tirage au sort, devait laisser échapper qu?elle était ?satisfaite? de la réunion.

Toutefois, la discrétion était de mise chez les participants. A la demande de la direction du BEC, aucune déclaration publique n?a été faite. Histoire de garder le secret jusqu?à la conférence de presse prévue cet après-midi.

Une chose est sûre : les avis sont unanimes sur la question des classes à compétences mixtes (mixed abilities). Permettre à des élèves qui ont obtenu 15 unités à monter aux examens du Certificate of Primary Education d?intégrer un collège catholique reste le souci majeur du BEC.

Dans le passé, seuls ceux qui ont obtenu des notes très élevées pouvaient aspirer à une place dans les 50 % de places réservées. Seule exception à cette règle : les enfants du personnel et quelques low achievers/ hardship cases.

Le dernier délai pour arrêter le mécanisme d?admission est fixé début septembre. D?où le peu d?empressement des autorités catholiques pour finaliser les critères d?admission.

Le ?nouveau projet éducatif? que présentera l?Eglise aujourd?hui brosse un tableau global de ce que sera désormais sa mission. Une attention particulière sera notamment apportée aux économiquement faibles. La construction d?un collège catholique payant dans les hautes Plaines-Wilhems d?ici fin 2006 sera possiblement évoquée.

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