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L?autre image du tourisme
Les propriétaires des bungalows du morcellement sucrier de Mon-Choisy sont exaspérés. Ils estiment que les autorités ont montré peu de considération pour leurs demandes, qui datent de l?an 2000.
Cyril Sooriah, leur porte-parole, fait ressortir qu?ils sont de petits opérateurs de l?industrie touristique. Ils occupent environ 30% du marché. Mais malheureusement, le manque de considération de la part des autorités, ternit l?image de marque du pays, selon Cyril. Il dresse une liste de doléances
D?abord, dit-il, les rues ne sont pas éclairées. A commencer par la principale, qui longe la Mauritius Commercial Bank. ?Il n?y a que quelques lampadaires dans certaines artères et une fois, qu?ils tombent en panne, ils ne sont pas remplacés?.
Son épouse, Eileen, déplore que les routes soient en très mauvais état. ?Les routes sont défoncées et le soir, les touristes éprouvent d?énormes difficultés pour s?orienter?.
Une bande organisée
Thérèse Reyford évoque le danger que représente l?arrêt d?autobus connu comme Bus stop PLM. Il n?y a pas d?abribus, et les passagers qui descendent de l?autobus, sont exposés aux risques d?accident, car il n?y a point de trottoir.
Yousouf Rassonally et Salim Aubdool parlent des nombreux vols qui ont eu lieu. Selon eux, il y a une bande bien organisée qui sévit dans la région. ?De temps à autre, il y a des patrouilles policières, mais les voleurs sont tellement bien organisés qu?ils déjouent chaque fois leur surveillance ou celle du gardiennage privé?, soulignent-ils. Ils ajoutent que les terrains en friche sont des lieux qui attirent les malfaiteurs. Ils racontent aussi que des touristes se sont retrouvés face à face avec des malfaiteurs. Ces derniers choisissent d?emporter les bijoux, les devises, les portables ou les ordinateurs. Les deux propriétaires réclament plus de vigilance de la part de la police. De temps à autre, ils doivent rappeler à leurs clients que les vols deviennent de plus en plus fréquents.
Cyril Sooriah et Sachooda Ragoonaden sont en colère : depuis l?année dernière, ils sont obligés de contribuer la somme de Rs 8 000 annuellement à la Tourism Authority. ?Que nous ayons des clients ou pas, nous avons à payer cette somme. Nous sommes obligés de respecter certaines normes pour satisfaire la clientèle. Mais en retour, les autorités sont insensibles à nos problèmes?, disent-ils. Ils ajoutent qu?ils font tout pour permettre aux touristes de faire un bon séjour chez nous, mais malheureusement, les autorités ne reconnaissent pas leurs efforts.
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