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Deux habitants de Camp-Créole interrogés
L?enquête sur la mort de Nadine Dantier piétine. La cellule homicide du Central Criminal Investigation Department (CCID) ? la Major Crime Investigation Team (MCIT) ? a interrogé cette semaine deux habitants de Camp-Créole, Albion, sur le viol et l?assassinat de la jeune fille le 25 juin dernier.
Les enquêteurs ne veulent rien laisser au hasard pour cette investigation qui a changé de mains depuis le début de l?année. Après l?interrogatoire de quatre personnes dénoncées par des lettres anonymes, les limiers ne sont désormais plus sur les seules traces de natifs de Rodrigues. Les policiers ont élargi leur champ d?investigation et n?excluent aucune piste.
Un mois après le drame, les policiers avaient arrêté Marcellin Azie. Le suspect qui travaillait à l?église d?Albion, non loin de l?endroit où a eu lieu le crime, est passé aux aveux avant de se rétracter. Des échantillons d?ADN prélevés sur la victime et sur le suspect Azie ont été expédiés en Afrique du Sud pour analyse. Le rapport préliminaire sur ces tests, reçu en début d?année, a révélé l?existence d?un « deuxième suspect ». Toutefois, rien n?a transpiré jusqu?à présent sur les résultats des tests par rapport à l?accusé principal, Marcellin Azie.
Aucune preuve matérielle
C?est ce qui incite l?avocat de l?accusé, Me Rama Valayden, à dire que la police a fait fausse route en arrêtant son client. Il soutient que les confessions du suspect ne concorderaient pas avec les faits.
« En étudiant attentivement les aveux de mon client, il ne fait pas de doute qu?il n?y a aucune preuve matérielle qui le lie à ce crime », clame Me Valayden.
L?avocat s?appuiera sur ces détails pour réclamer la remise en liberté sans condition de Marcellin Azie, lors du procès qui sera appelé prochainement devant le tribunal de Bambous. Il espère que, d?ici-là, les résultats des examens effectués sur les autres suspects seront connus.
Dans ses aveux le 28 juillet 2003 aux limiers du CCID, Marcellin Azie raconte, avec force détails, comment il a entraîné Nadine Dantier, âgée de 20 ans, dans un terrain vague. Après l?avoir violentée, il l?a étranglée avec la manche de son pull-over « pou li arrete crier ».
Or, il semblerait, selon les dires de l?avocat, que la façon dont Marcellin Azie relate le crime ne corrobore pas les blessures subies par la victime.
Cela fera bientôt un an que les proches de la victime attendent de connaître la vérité.
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