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?Main case? : la MCB répond à Teeren Appasamy

6 mai 2004, 20:00

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Le ?main case? logé par la Mauritius Commercial Bank (MCB) contre 38 individus et entités dans le cadre de la fraude massive de Rs 881,6 m a été appelé, hier, devant le Master and Registrar, Me Gérard Angoh. La MCB veut recouvrer la somme de Rs 1,4 milliard. L?affaire sera mentionnée à nouveau le 22 juillet 2004 pour que le dossier soit prêt pour être débattu sur le fond.

Me Angoh a fait remarquer que cette affaire est vieille d?une année et demande à toutes les parties concernées de faire diligence pour que le procès soit entendu dans les meilleurs délais. L?une des parties poursuivies par la MCB, Teeren Appasamy, homme d?affaires mauricien établi en Grande-Bretagne et principal bénéficiaire des fonds détournés, avait adressé à la banque une série de 167 questions. Les réponses à celles-ci ont été présentées hier.

À la question de savoir si le directeur général de l?établissement bancaire, Pierre-Guy Noël, était au courant de la fraude mais n?avait pas donné l?alerte une semaine avant qu?elle ne soit rendue publique, la MCB répond, qu?effectivement, le samedi 8 février 2003, Pierre-Guy Noël savait que le Fonds national de pension disposait d?un compte à la MCB. En revanche, il n?était pas en présence de détails sur l?étendue de la fraude. Il n?a donc pris aucune mesure pour en informer le Top Management.

<B>Accès aux dossiers</B>

Teeren Appassamy voulait savoir s?il y avait eu quelque contact entre la MCB et l?hôtel du gouvernement à la suite de la découverte de la fraude. Le directeur général de la MCB affirme qu?il n?a pas, comme allégué par Teeren Appassamy, téléphoné à l?ancien vice-Premier ministre et ministre des Finances, Paul Bérenger, le 8 février 2003 pour intervenir et ?bloquer? l?enquête.

La MCB confirme que l?ancien secrétaire financier, Dev Manraj, a informé verbalement le directeur général de la MCB de cette fraude massive. À part cela, affirme-t-elle, il n?y a eu aucun autre échange entre ces derniers.

Connaissait-elle l?existence des compagnies Handsome Investment, Searock Paradise, Ocean Villas et Angel Beach Resorts ? Oui. Dès la découverte de la fraude, le directeur général de la banque a ouvert une enquête sur les fonds de ces compagnies et en a informé le président et le secrétaire du conseil d?administration de la MCB.

À la découverte de la fraude, le directeur général de la banque s?est entretenu dans son bureau à la MCB pendant 15 à 20 minutes avec Robert Lesage, ancien Chief Manager, soupçonné d?avoir orchestré le détournement. Il confirme que Robert Lesage avait accès à tous les dossiers durant toute sa carrière à la banque. C?est le directeur général de la MCB qui a informé le comité exécutif de la banque de la fraude massive.

La MCB confirme que les officiers de l?Independent Commission against Corruption (Icac) ne sont pas venus à la banque avec un mandat de perquisition. L?assistant directeur général de la MCB leur a donné accès à la banque et il n?y a pas eu de perquisition. La direction de la MCB soutient qu?il n?y a eu aucune réunion entre son directeur général et/ou aucun ministre sur l?enquête de l?Icac entre les 15 et 20 février 2003. La MCB a collaboré pleinement avec l?Icac et lui a fourni toutes les informations qu?elle recherchait dans le cadre de son enquête.

La direction de la MCB a informé Teeren Appasamy que les rapports d?audit interne et externe entre 1989 et 2002 sur les placements du NPF et du NSF sont de nature confidentielle et ne pourront être divulgués. Le National Mutual Fund General Fund et le National Mutual Fund Property Trust n?étaient pas des clients de la MCB, a-t-elle répondu à Teeren Appasamy.

La MCB est représentée par Sir Marc David QC, Mes Eric Ribot, Patrice Doger de Spéville, Maxime Sauzier et Me Thierry Koenig, avoué.

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