Publicité

Bienvenue sur terre !

7 avril 2004, 20:00

Par

Partager cet article

Facebook X WhatsApp

lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

<B>C?EST</B> un moment fou, comparable en intensité, pour les Français, à une finale d?Euro 2000 remportée au but en or contre l?Italie. Monaco qui élimine le Real Madrid et ses stars. Qui l?aurait cru ? 3-1 au retour à Louis II, 2-4 à l?aller à Santiago Bernabeu, 5-5 au combiné des deux matches, mais avantage Monaco à la faveur des buts marqués à l?extérieur ! Un exploit européen comme la grande et fière France n?en avait pas vécu depuis l?élimination du Milan AC par Bordeaux en quarts de finale de la Coupe de l?UEFA 1996 (0-2, 3-0).

Monaco, révélation continentale de la saison, a donc éliminé le Real Madrid, ses Galactiques, son titre de plus grand club du monde et son impression de maîtrise absolue laissée au match aller. A la clé, une victoire indiscutable, inoubliable, exceptionnelle.

Pourtant, rien ne paraissait en mesure de dessiner une possible qualification du club princier pour les demi-finales, à commencer par ce match brouillon contre Ajaccio en championnat vendredi. Aucun club français n?avait atteint ce niveau depuis 1998. C?était déjà l?AS Monaco alors éliminée par... la Juve de Deschamps et Zidane. Quelle coïncidence !

Quel profil allait offrir l?ASM cinq jours après son match brouillon contre Ajaccio en championnat, 3-3 ? Que pouvait faire Monaco après sa cinglante défaite de l?aller ? Pas grand-chose dans l?absolu, et pas grand-chose au vu des quarante premières minutes, marquées par l?ouverture du score par Raul.

Mais, comme contre les Corses vendredi, un autre match allait commencer à la 46e. Une reprise inespérée de Ludovic Giuly ramena les rouge et blanc dans le match. Au retour des vestiaires, Fernando Morientes, un ancien du Real, marqua à nouveau ?contre son camp?, pour porter le score le score à 2-1. Un troisième but et l?ASM était en demi. Il survint peu après l?heure de jeu quant ce diable de Giuly s?offrit une ?Madjer?. Le Real, ses stars, mais aussi sa défense pitoyable, prenaient la porte de sortie !

<B>Arsenal, la désillusion</B>

Au même moment, mais de l?autre côté de la Manche, dans le derby de Londres, Chelsea obtenait également son billet pour les demi-finales. Le club du mécène Abramovich a été le surprenant bourreau d?Arsenal. Les Gunners d?Arsène Wenger, comme par fatalité, ont une nouvelle fois flanché bien trop tôt au regard de leurs ambitions et de l?efficacité qu?ils savent déployer avant le printemps. Ils n?avaient jamais perdu contre Chelsea depuis voilà maintenant 18 matches. Après le nul concédé à l?aller (1-1), ils ont rompu à Highbury (1-2), à trois minutes de la fin, sur un coup de patte de Wayne Bridge, payant au pire moment leur manque de réalisme et leur incapacité chronique à doubler la mise dans les matches-clefs.

Arsenal, qui était engagé sur tous les fronts il y a encore quatre jours, devra maintenant se contenter d?un maigre butin : le championnat. Le club londonien devra toutefois se méfier jusqu?au bout de Chelsea, qui n?est qu?à quatre points. Avance qui pourrait fondre comme neige au soleil si les Gunners ne se méfient pas de leurs deux prochains adversaires, Liverpool et Newcastle. Deux matches qu?Arsenal devra disputer sans son stratège Thierry Henry, blessé.

Publicité