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Hausse de la marge de profits des stations d?essence
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Hausse de la marge de profits des stations d?essence
<B>VENDREDI</B> dernier, le prix de l?essence (Mogas) s?affichait à Rs 21.35 le litre contre Rs 20.40 la veille, alors que le diesel (Gasoil) s?élevait à Rs 13.05 contre Rs 11.90. Cette hausse fait suite à l?application de l?Automatic Price Mechanism (APM). Ce dispositif permettra dorénavant la révision trimestrielle des prix du carburant, en fonction des fluctuations du brut au niveau international, ainsi que l?explique un communiqué de la State Trading Corporation (STC), et qui fait état du changement avant et après l?APM, depuis la Basic Value jusqu?au Retail Price (prix à la pompe.)
Si les compagnies pétrolières approuvent le souci de transparence démontré par la STC ? la Basic Value et les chiffres antérieurs au calcul du Transfer Price sont pour la première fois rendus publics ? l?on peut toutefois déplorer que ce communiqué n?indique pas que la marge de profit pour les gérants (retail margin) a augmenté de 13 sous. En effet, celle-ci est passée de Re 0.5640 à Re 0.6940 sur le litre d?essence alors que sur le diesel, elle est passée de Re 0.4980 à Re 0.6280. Le communiqué publie, en effet, que ces marges sont restées les mêmes.
De son côté, le président de la Petrolers? Retail Association (PRA), Vinod Hurry affirme que son association avait fait une demande pour que la marge de profit soit augmentée de ?20 sous au moins?. La PRA compte réitérer sa demande d?augmentation. ?Mo pann lir sa kominiké-là me mo prezime se enn lapsis de la part STC.? La STC, elle, avance que ?l?accent, dans ce communiqué, était placé sur le prix CIF (cost, insurance and freight) et le taux de change, non la hausse du retail margin qui est une décision gouvernementale indépendante de l?APM.? Les 13 sous ont en fait été absorbés par le Under/Over Recovery A/c, désormais obsolète.
Dans la pratique comment se traduit l?application de l?API ? Le prix CIF constitue le prix que coûte à la STC le litre de brut. Ce prix fluctue sans cesse et la STC en prend connaissance à travers Platts, un institut international. Lorsque la STC reçoit chaque cargaison durant le trimestre, elle enregistre le prix en vigueur au moment de réception du Bill of Lading (la STC peut accuser réception de six cargaisons de pétroliers en moyenne, sur la période d?un trimestre, avec bien entendu des variations dans le nombre de cargaisons).
Sur tout le trimestre, la moyenne pondérée des six prix CIF est calculée (selon la formule ∑P*Q/∑Q.) Supposons un prix fictif du litre pour le trimestre janvier à mars 2004, soit de Rs 10. C?est cette moyenne qui servira de base au calcul des prix à la pompe de l?essence et du diesel, pour le trimestre suivant (avril à juin 2004 dans ce cas).
Procédures de moyennage
Toutefois, le prix CIF poursuit ses variations sur le marché international. Pour simplifier, supposons que la moyenne d?avril à juin 2004 est de Rs 9, donc une baisse. Dans ce cas, la STC revend ses produits pétroliers sur une base plus élevée (Rs 10) qu?il ne les lui coûte durant ce trimestre (Rs 9). Cette marge de profit sera remboursée au consommateur durant le trimestre suivant, en subventionnant le prix CIF de juillet à septembre 2004. La base CIF pour cette période sera donc de Rs 8. Ce chiffre représente le prix CIF d?avril à juin de Rs 9 dont est déduite la marge d?une roupie le litre.
Les procédures de moyennage et de rééquilibrage appliquées sur le prix du brut seront les mêmes en ce qu?il s?agit du taux de change.
L?APM pourrait être jugée plus équitable et transparente. En effet, ce sont maintenant ceux qui achètent le carburant et non les contribuables, qui subiront la hausse ou la baisse des cours internationaux du brut. De plus, les prix seront fournis par un institut fiable et neutre, à savoir Platts. Un Certification Committee présidé par le directeur du Bureau central des statistiques se réunira chaque trimestre pour homologuer les changements.
Toutefois, la volatilité du prix à la pompe ajoutera désormais à la difficulté de prévoir le taux d?inflation. Avec l?éventualité de quatre hausses par an, la STC a fixé une marge en dehors de laquelle les changements de prix ne seront pas pris en compte. Les changements inférieurs à 2,5 % et supérieurs à 15 % seront automatiquementtransférés au trimestre suivant.
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