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Rs 1,3 milliard de dépenses supplémentaires
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Rs 1,3 milliard de dépenses supplémentaires
Le budget de Rs 32 milliards pour l?année en cours n?aura pas suffi. Rs 1,3 milliard supplémentaires ont dû être débloquées. The Supplementary Appropriation (2002- 2003) Bill a été adopté hier après trois heures de débats parlementaires.
Parmi les items ayant nécessité ces fonds : l?allocation de 5% aux fonctionnaires en attendant le rapport du Pay Research Bureau, les recrutements au sein de la force policière, les subventions à la State Trading Corporation (STC), les subsides sur le riz et la farine et le service de la dette publique.
«Pour juguler le déficit résultant de l?importation des produits pétroliers, la STC a reçu une avance de Rs 300 millions en septembre 2002», a expliqué le vice-Premier ministre et ministre des Finances, Pravind Jugnauth. Les dettes de la corporation s?élevaient à Rs 1,9 milliard en septembre 2000.
Des pertes que le ministre attribue à l?indécision de l?ancien régime quant aux mesures à prendre pour ajuster les prix des produits pétroliers sur le marché local, malgré la hausse considérable de ces produits à l?importation.
La police, elle, a dépensé une somme additionnelle de Rs 209 millions. Somme consacrée au paiement d?allocations aux policiers qui ont travaillé les jours fériés, à l?entretien des véhicules de service et au recrutement de 658 agents.
Les dépenses du ministère de la Santé sont excédentaires de Rs 138 millions. Elles comprennent le paiement des allocations de transport, des heures supplémentaires et l?achat d?appareils médicaux. Le ministère a recouru à des médecins sur une base contractuelle pour compenser le manque de personnel.
Outre les Rs 110 autres millions votées pour le servicing de la dette publique, les provisions budgétaires du ministère de la Sécurité sociale ont été augmentées de Rs 107 millions. Elle permettront de faire face au nombre croissant de bénéficiaires de la pension de vieillesse et autres prestations sociales, à maintenir les subsides sur le riz et la farine et à aider les pêcheurs professionnels en difficulté.
«RÉDUIRE LES GASPILLAGES»
Les dépenses additionnelles du budget 2002-2003 concernent l?aide à l?administration régionale rodriguaise. Elles ont aussi servi à combler le déficit opérationnel de la Development Works Corporation.
«Ces dépenses étaient inévitables. Nous avons agi avec détermination et promptitude pour assainir les finances publiques», déclare Pravind Jugnauth. L?entrée en opération de la Mauritius Revenue Authority, selon lui, devrait renforcer le combat contre l?évasion fiscale et améliorer la collecte des recettes fiscales. «Nous ne nous épargnons aucun effort. Des actions fermes sont prises pour réduire le gaspillage. Nous introduirons bientôt le Medium Term Expenditure Framework, un outil clé qui permettra de planifier et de gérer de manière efficace les ressources publiques», ajoute le ministre.
Le leader de l?opposition, lui, maintient que les mesures prises pour contrôler les dépenses et réduire les gaspillages des fonds publics n?ont pas donné les résultats escomptés. «Chaque année, le gouvernement affirme que la situation sera meilleure l?année suivante, dit Navin Ramgoolam. Mais au lieu de s?améliorer, celle-ci se détériore. La dette publique se creuse et le dernier rapport du directeur de l?Audit témoigne de la mauvaise utilisation des fonds publics.»
Face à ces critiques, Pravind Jugnauth répond que «le gouvernement est là non seulement pour rééquilibrer les finances publiques mais aussi pour investir».
Entre 1995 à septembre 2000, souligne-t-il, la dette publique a doublé. Si le Foreign Direct Investment est en hausse constante, dit-il, «c?est en raison du regain de confiance du secteur privé, contrairement à ce que pense l?opposition.»
L?usage veut que le projet de loi visant à couvrir les dépenses supplémentaires d?un précédent exercice budgétaire soit présenté en décembre. Vote rendu impossible l?an dernier en raison des vacances parlementaires.
L?ambiance dans l?hémicycle était quelque peu tendue avec les questions de l?opposition sur le budget additionnel consacré aux dépenses pour l?inauguration du Midlands Dam, l?achat de la voiture du directeur du National Heritage Trust Fund et sur l?Independent Commission against Corruption (Icac). Les députés Madan Dulloo, James Burty David et Arvin Boolell se sont notamment plaints d?un «manque de transparence» dans les dotations budgétaires de l?Icac.
Ces députés ont réclamé des détails sur la dotation supplémentaire de Rs 37 millions pour l?année financière 2002-2003. Cette dotation touche à l?acquisition de véhicules, à la location de l?immeuble abritant le siège de la commission à Marine Road, Port-Louis, et à diverses dépenses administratives.
L?opposition a aussi critiqué la dépense additionnelle de Rs2,1 millions encourue pour l?inauguration du Midlands Dam le 29 mars 2003. Le ministre des Services publics, Alan Ganoo, devait rétorquer que l?entrepreneur avait réclamé Rs 4 millions au précédent gouvernement pour la pose de la première pierre de l?ouvrage.
Le député Rashid Bebeejaun, ancien titulaire du portefeuille, a expliqué que cette réclamation avait été rejetée. Alan Ganoo soutient, lui, que le gouvernement a dû négocier ferme pour résoudre ce problème.
Les députés Madun Dulloo et Rajesh Jeetah ont exprimé leur insatisfaction quant à certaines réponses ministérielles. Des réponses qu?ils ont jugées incomplètes. Sur l?insistance de l?opposition réclamant plus de détails et un breakdown des dépenses, les ministres n?ont eu d?autres choix que de leur demander de soumettre des Parliamentary Questions lors des prochaines séances de l?Assemblée. Des réponses aux questions des députés seront alors circulées.
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