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La flamme allumée sous haute sécurité

25 mars 2004, 20:00

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<B>LA </B> flamme qui embrasera le 13 août prochain la vasque du stade olympique d?Athènes lors de la cérémonie d?ouverture des Jeux de la 28e Olympiade a été allumée hier à Olympie, en Péloponnèse (sud-ouest), théâtre des jeux de l?Antiquité, sous d?exceptionnelles mesures de sécurité.

L?allumage par la grande prêtresse à l?aide d?un miroir concave captant les rayons du soleil s?est parfaitement déroulé devant le temple antique d?Héra, contrairement aux cérémonies pour les Jeux de Sydney en 2000, et la torche a pu s?embraser immédiatement.

La grande prêtresse, incarnée par l?actrice de 32 ans, Thalia Prokopiou, et entourée d?un groupe de quelque 20 ?vestales?, menées au son du tambourin par la chorégraphe Maria Horss, 80 ans, avait auparavant adressé une prière à Apollon.?Apollon, dieu du soleil et de l?idée de la lumière, envoie tes rayons et allume la torche sacrée?, lui a-t-elle demandé avant de prier Zeus de ?donner la paix à tous les peuples sur terre et couronner les vainqueurs de la course sacrée?.

Puis la flamme a été transportée en procession vers le stade, tout proche. Sur ses pentes, tapissées de coquelicots et de pâquerettes, l?attendaient des milliers de spectateurs et une foule de VIP parmi lesquels le président du Comité international olympique (CIO) Jacques Rogge, la présidente du comité d?organisation Gianna Angelopoulos-Daskalaki et le Premier ministre grec Costas Caramanlis.

Après un ballet des vestales, vêtues de robes plissées écrues, la grande prêtresse a remercié Apollon et allumé avec un peu de difficulté la torche du lanceur de javelot grec, Constantin Gatsioudis, le premier relayeur.

La flamme a ainsi entamé un vaste périple de quelque 78 000 km d?abord en Grèce, avec une longue étape à Athènes, puis dans le monde entier.

M. Rogge avait auparavant souligné que ce relais était ?le premier véritablement global?.

Gatsioudis a ensuite transmis la flamme au nageur russe Alexander Popov, médaille d?or à Barcelone en 1992 et à Atlanta en 1996, juste après être allé s?incliner devant le monument sous lequel est enterré le coeur du Français Pierre de Coubertin, le fondateur des Jeux modernes.

Dans l?après-midi le ?tsar? ukrainien de la perche Sergei Bubka, devait également porter la flamme. Ce relais, une institution instaurée aux JO de Berlin de 1936, amènera pour la première fois la flamme sur les cinq continents. Elle passera aussi par toutes les villes ayant accueilli les JO modernes, une première également.

D?importantes forces de police avaient été déployées pour l?occasion. Pour les autorités grecques, la cérémonie constituait une ?épreuve-test? en matière de sécurité, l?une de leurs priorités, notamment après les attentats de Madrid du 11 mars dernier.

Les routes accédant au site avaient été fermées aux voitures non accréditées et l?accès même à la ville d?Olympie, juste avant le site antique, était strictement contrôlé. Les quelques voitures accréditées, y compris celles des diplomates, étaient inspectées avec l?aide de miroirs à la recherche de bombes.

Seuls les spectateurs munis de billets étaient autorisés à passer les barrages et encore devaient-ils marcher depuis la ville jusqu?au site antique et passer à travers des portiques détecteurs de métaux pour y accéder. Deux tireurs d?élite étaient même visibles pendant la cérémonie. Le maire d?Olympie, Ioannis Skoularikis, a estimé que la flamme ?sera un message pour la paix mondiale, pour rompre le cercle vicieux du terrorisme.?

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