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Négociations pour obtenir la libération de prisonniers
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Négociations pour obtenir la libération de prisonniers
LES chefs tribaux tentant de mettre fin par le dialogue aux sanglants combats opposant depuis une semaine l?armée pakistanaise à des membres du réseau islamiste Al Qaïda tenteront mercredi d?obtenir la libération de 14 personnes probablement capturées par les rebelles la semaine dernière.
Alors que les négociations se poursuivent dans le Waziristan Sud, un secteur situé à la frontière avec l?Afghanistan, les activistes islamistes ont semble-t-il multiplié leurs attaques en divers points de façon à disperser les efforts des forces gouvernementales. L?armée pakistanaise affimre avoir encerclé plusieurs centaines d?activistes dans les montagnes inhospitalières du Waziristan Sud.
En une semaine, les combats, qui ont éclaté à la suite d?une offensive de l?armée pakistanaise, ont fait de nombreuses victimes tant parmi les soldats que parmi les activistes et les civils. L?opération, mobilisant 5 000 soldats, est la plus vaste jamais entreprise par l?armée pakistanaise dans ces zones semi-autonomes.
Des chefs tribaux de la région tentent depuis trois jours de convaincre les activistes de se rendre et de libérer 14 soldats et autres responsables vraisemblablement capturé par les rebelles au début des combats. ?Nous sommes en train de former une équipe qui sera chargée d?identifier les secteurs où les disparus pourraient se trouver?, a déclaré hier l?un d?entre eux, Malik Bakhan. ?Nous allons aussi organiser une jirga (conseil tribal) au cours de laquelle nous prendrons des décisions importantes?, a-t-il dit, sans fournir plus de détails. Les combats ont repris mardi soir dans le Waziristan Sud, à l?ouest de la ville de Wana, pour prendre fin au bout d?une heure environ.
Hier matin, deux hélicoptères de combat ont survolé la zone où les combattants islamistes, au nombre desquels figurent des Ouzbeks et des Tchétchènes, se sont repliés sur des positions fortifiées, sans que cela ne donne lieu à des tirs, a indiqué un habitant de Wana.
Toutefois, d?après la police, des activistes ont tiré trois missiles au coeur de la ville de Peshawar (Nord-Ouest), mardi soir, blessant deux personnes. Un porte-parole militaire a refusé de dire si cette attaque sur Peshawar, ainsi que plusieurs autres raids ayant visé des camps et des convois militaires ces derniers jours dans toute la région, sont liés aux combats en cours dans le Waziristan Sud. ?Tout cela est lié au terrorisme?, a déclaré le général Shaukat Sultan, selon qui le gouvernement de la province dispose de moyens suffisants pour assurer la sécurité de Peshawar.
Le Pakistan, qui soutient la ?guerre contre le terrorisme? déclenchée par Washington au lendemain des attentats meurtriers du 11 septembre 2001, s?est vu reprocher de ne pas faire assez pour réprimer les activistes islamistes ayant trouvé refuge dans la zone montagneuse marquant la frontière avec l?Afghanistan. Selon des analystes, les deux tentatives d?assassinat essuyées en décembre par le président Pervez Musharraf, imputées au réseau d?Oussama ben Laden, ont peut-être convaincu le gouvernement d?agir.
La semaine dernière, des responsables pakistanais avaient indiqué que la farouche résistance opposée par les combattants rebelles laissait penser qu?ils protégeaient une ?cible de grande valeur?, peut-être le bras droit de Ben Laden, Ayman al Zaouahri.
L?armée a déclaré par la suite qu?il s?agissait de pures ?spéculations?, mais a reconnu qu?un responsable ouzbek ou tchétchène de la guérilla islamiste pourrait se trouver parmi les rebelles.
Hafiz Wazir
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