Publicité

La sécurité alimentaire, une priorité des décideurs

24 mars 2004, 20:00

Par

Partager cet article

Facebook X WhatsApp

lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

LES DECIDEURS politiques, élus et hauts fonctionnaires, doivent être sensibilisés aux questions de sécurité alimentaire. La direction de l?Institut de la santé de Maurice est en pourparlers avec la Southern African Development Community en vue de l?obtention d?un financement. ?Nous aurons beau changer les lois, mettre sur pied des structures, organiser toutes les campagnes d?information et de sensibilisation, s?il n?y a pas de volonté politique, rien ne changera?, déclare Dinally Dooremeeah, conseiller en matière de nutrition au ministère de la Santé. Il intervenait, lundi, à la première session d?un programme régional de formation sur la production et la sécurité alimentaire dans le secteur informel.

Ce programme durera jusqu?au 2 avril et s?adresse aux personnels sanitaires de l?administration centrale et régionale (municipalités et conseils de district), aux cadres d?organismes spécialisés dans la recherche et le contrôle alimentaire et aux entrepreneurs, individuels ou regroupés en coopératives, engagés dans la production et la commercialisation de produits agroalimentaires.

La question de besoin d?information et d?éducation des décideurs politiques a surgi quand des participants venant de collectivités locales ont parlé des ?interventions politiques? dans leur travail : ?Ou prend enne sanction interdiction (Prohibition notice) contre enne marchand qui pa pé respecté normes hygiène, li ale guette certaines personnes haut placées, sanction cassé, li recommence travail pareil?.

De telles pratiques ne doivent plus avoir cours, soutient Dinally Dooremeeah, car elles exposent les consommateurs aux dangers d?empoisonnement alimentaire. Le conférencier fait observer qu?il ne faut pas s?étonner de ?l?augmentation dramatique? du nombre de maladies non transmissibles à Maurice. Fait qu?il impute aux mauvaises habitudes alimentaires, le secteur informel de l?alimentation ayant, dit-il, une grande part de responsabilité. Il suggère ainsi la mise en place d?un National Food Control System. Un tel organisme aurait pour mission d?élaborer un code de pratique pour le secteur et de veiller à la protection de la sécurité et de la santé des consommateurs.

Publicité