Publicité
Attentat à la pudeur sur un handicapé mental
Par
Partager cet article
Attentat à la pudeur sur un handicapé mental
LA COUR intermédiaire est appelée à se prononcer sur une affaire peu banale. F. L. un couturier de Rose-Hill, est accusé d?avoir attenté à la pudeur de P.R., un handicapé mental habitant Quatre-Bornes, qui par ailleurs ne peut commmuniquer que par le langage des signes.
L?affaire, appelée le 10 mars, a été renvoyée au 22 juin. Le délit aurait été commis en septembre 2000. Le présumé agresseur avait alors 47 ans et sa victime 38.
Lors de sa déposition à la Criminal Investigation Division de Rose-Hill, le frère aîné de la victime explique que P.R. habite chez lui à Quatre-Bornes et qu?il est en traitement à l?hôpital psychiatrique de Brown-Séquard depuis son enfance.
Langage des signes
Son frère, dit-il, ne peut parler. Et c?est à travers un langage gestuel qu?il lui a fait comprendre que quelqu?un avait essayé de l?étrangler, descendu son pantalon afin de le sodomiser.
Alors que P.R. prend son bain, sa s?ur constate des traces de sang sur son sous-vêtement. Le frère aîné, lui, remarque des traces de blessure sur le pénis de la victime. Après interrogation, P.R. l?emmène jusqu?à un atelier de couture à Rose-Hill. Il lui montre alors du doigt le couturier, comme pour lui faire comprendre que l?homme est bien son agresseur.
Dans sa déposition, Pravindraduth Seeburuth, instructeur à la Mauritius Mental Health Association, dit avoir pris connaissance de la version de la victime par le langage des signes.
P.R., affirme-t-il, lui a fait comprendre que F.L. avait l?habitude de l?intimider quand il passait devant son atelier.
Le couturier aurait réussi à prendre le handicapé par la main afin de l?entraîner à l?intérieur. Une fois dans l?atelier, il aurait enlevé le pantalon de PR, et l?aurait forcé à s?asseoir sur son sexe. Selon la version qu?a eue l?interprète de l?incident, le présumé agresseur aurait même introduit un doigt dans l?anus après lui avoir pincé les reins et le sexe.
Interrogé par la police, F.L. nie les allégations d?attentat à la pudeur et de sodomie. Il admet cependant connaître P.R. depuis deux ans. Le handicapé, dit-il, avait l?habitude de lui mendier de l?argent dans son atelier. Compte tenu de son état, il lui en donnait.
Le rapport médical de la police fait mention de blessures dans l?anus et sur le pénis de la victime.
Les témoins principaux, soit le frère et la s?ur de P.R., la victime ainsi que l?interprète, seront interrogés en juin. La défense est représentée par Me Vedakur Rampoortab et la poursuite par Me Niroopa Narayen.
Publicité
Publicité
Les plus récents