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Plateforme sur les langues orientales : Le dialogue ouvert

22 mars 2004, 20:00

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La Plateforme pour la comptabilisation des langues orientales en CPE sans injustice et Steven Obeegadoo, le ministre de l?Education, ont ouvert le dialogue hier après-midi. L?invitation lancée par ce dernier a permis aux animateurs de la plate-forme de faire part de leurs propositions pour la comptabilisation des langues orientales au Certificate of Primary Education (CPE) sans que les intérêts d?aucun enfant ne soient lésés.

Une première réunion, de près d?une heure dans une bonne atmosphère d?écoute selon les participants, qui en appelle d?autres. Les deux parties ont accepté de se rencontrer de nouveau lundi prochain pour approfondir les discussions.

Les dirigeants de la plate-forme étaient au grand complet alors que le ministre était entouré de son Chief Executive Officer (CEO), de son Permanent Secretary et de ses conseillers. A la sortie, les responsables de la plate-forme ont affirmé que le ministre Obeegadoo a exprimé une volonté d?arriver à une entente. ?Minis inne dir ki bisin trouv ene solution pou coriz la persepsion qui ena linzistice?, a dit le père Patrick Fabien, porte-parole du groupe.

Aucune décision n?a été prise hier mais le ministère s?attelle maintenant à examiner ces propositions afin de faire connaître sa position lors de la prochaine réunion fixée à lundi prochain. ?Il semble qu?il y ait une ouverture, mais nous préférons rester prudents. Il y a eu trop de promesses dans le passé qui n?ont pas été tenues. Lundi nous aurons une meilleure idée de ce que pense le ministère?, indique le père Fabien.

Deux animateurs de la plate-forme, Lindsay Morvan, président de la Natresa, et Jean-Yves Violette, président du Centre culturel Man-dela ont aussi donné la réplique à ceux qui condamnent leur appartenance au groupe à cause de leurs fonctions dans des organismes d?Etat. ?Les gens sont habitués à voir des yes men à des postes de responsabilités, dit Lindsay Morvan. Je ne le suis pas et ce n?est pas parce que je suis un nominé que je ne peux avoir une opinion. Il y a peu, j?avais pris position contre les brutalités policières. Je ne peux renier mes convictions.? Jean-Yves Violette poursuit : ?Ma prise de position démontre clairement mon indépendance d?action et d?opinion.?

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