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Etrangers, ils nous jugent
Pierre Szalay est établi à Maurice depuis 20 ans. Moniteur de plongée cet ex-Parisien est tombé amoureux de l? île en 1992. Il a acquis la nationalité mauricienne en 1999. «Je me sens Mauricien à 100 % et je prends la défense de mon pays quand on le critique injustement.» La fête nationale ? Pierre Szalay trouve que s?était plus vivant l?an passé. L?unité ? «C?est fantastique quand ça marche. On l?a vue pour le sport.»
Chantalle Arékion, anglaise, est responsable clientèle dans une compagnie aérienne. A Maurice depuis cinq ans, elle trouve «les gens plus gentils, plus amicaux, comparé aux Anglais plus indifférents. Toutefois, les préjugés sur les races et les religions perdurent. Et quand on parle d?un musulman, on dit : ayo, ene lascar ça. Le racisme existe toujours ».
Si l?indienne Ruby Kapoor, artiste-peintre, dans l?île depuis 12 ans, trouve qu?il fait bon y vivre, elle juge que l?unité nationale n?existe qu?en surface. «Ceux qui vivent ici depuis longtemps peuvent déceler des subtilités.»
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