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L?Environnement épingle l?usine Alcodis Ltd.
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L?Environnement épingle l?usine Alcodis Ltd.
ALCODIS,l?usine de Rose-Belle spécialisée dans la fabrication d?éthanol, n?a pas respecté la majeure partie des 26 conditions qui lui ont été imposées quand elle a obtenu sa licence d?Environnement Impact Assessment, le 15 novembre 2002. C?est ce qui ressort du rapport rédigé par un panel de scientifiques après que des enfants et des enseignants de l?école de Rose-Belle North ont été intoxiqués, la semaine dernière.
La direction de l?usine, de son côté, maintien sa position et décline toute responsabilité, ?directe ou idirecte?. Elle déplore les ?commentaires et conclusions hâtives?, mais se dit prête à collaborer avec les autorités dans l?intérêt du pays et ?surtout l?avenir de nos enfants?. Au niveau de l?école, les cours reprennent aujourd?hui. Le ministre de l?Education, Steve Obeegadoo, assure que la situation est maîtrisée, en accord avec l?Environnement. Les locaux ont ainsi été nettoyés de fond en comble pour accueillir les 600 étudiants.
Les hommes du ministère de l?Environnement et du Mauritius Sugar Industry Research Institute (MSIRI) ont analysé les effets de l?éthanol selon la météo et les vents. Ils ont été aidés dans leur travail par l?Agricultural Research & Extension Unit (AREU) du ministère de l?Agriculture.
Depuis les événements, l?usine est surveillée en permanence par la police, a indiqué hier matin Rajesh Bhagwan, le ministre de l?Environnement. Il dit souhaiter une solution durable ?dans l?intérêt des promoteurs et des habitants et écoliers de la région?. Le ministre a précisé que le rapport a permis à Alcodis de ?déceler les failles dans son système?. Il explique que l?usine ne tourne pas à plein régime mais effectue des tests, les week-ends lorsque l?école est fermée, à la demande des autorités.
Rajesh Bhagwan révèle, en s?appuyant sur des rapports officiels de son ministère, qu?Alcodis a été l?objet de problèmes de pollution sonore et environnementale depuis le 13 octobre 2003. Le récent rapport des scientifiques, portant la signature de R. Prayag, directeur de l?Environnement, met en exergue certaines failles : absence de plate-forme pour superviser l?émission de certains types de gaz, absence d?une unité pour traiter le soufre dans la cheminée, absence d?une station d?épuration pour la vinasse.
D?autre part, le bruit émis par un générateur et un alternateur dépasse largement les normes prescrites. Enfin, le rapport note que Alcodis a changé de combustible sans en informer les autorités. A la place du charbon, l?usine a en effet utilisé l?huile lourde, qui contient un taux de soufre plus élevé. Le document précise encore que le 17 octobre 2003, le ministère de la Santé avait demandé à Alcodis de traiter les déchets de la raffinerie, le système existant étant inadéquat. Il pouvait être la source d?odeurs nauséabondes dans le voisinage. Il est noté que la direction n?a rien fait.
Pour que l?usine soit conforme aux normes de l?environnement, il a été demandé à la direction de rehausser de 30 mètres la cheminée de la chaudière, d?utiliser le diesel au lieu de l?huile lourde, d?installer des plates-formes pour superviser les opérations et une unité efficiente pour traiter l?émission de soufre. La vinasse doit aussi être évacuée dans les 12 heures suivant la production. L?installation d?équipements contre la pollution sonore est exigée. Alcodis, qui doit produire 1000 m3 de vinasse par jour, devra au préalable soumettre son plan d?évacuation des déchets au directeur de l?Environnement.
L?AREU écartent pour sa part la thèse selon laquelle des pesticides et des insecticides auraient pu causer l?intoxication d?écoliers, le 19 octobre 2003.
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