Publicité

La Russie renouvellerait son arsenal

21 février 2004, 20:00

Par

Partager cet article

Facebook X WhatsApp

lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

«La Russie a besoin d?un progrès rapide pour avoir en sa possession les armes et les équipements de nouvelle génération, » a déclaré le président russe, Vladimir Poutine, depuis le pas de tir de Plessetsk (nord), où il se trouvait pour assister à des lancements dans le cadre de man?uvres lancées le 20 janvier.

« Au cours des expériences menées » lors de ces exercices militaires, « des expériences qui se sont conclues de manière positive » a-t-il tenu à préciser, « nous avons définitivement acquis la conviction et la confirmation que de nouveaux équipements seront livrés dans un avenir proche aux forces stratégiques russes », a-t-il dit.

Ces armements, « capables de frapper des cibles à l?échelle intercontinentale à une vitesse supersonique et avec une haute précision », et que « pas un pays au monde ne possède à l?heure actuelle, doivent permettre de garantir à long terme la sécurité stratégique de la Russie », a-t-il ajouté.

Le président a cependant admis que les exercices en cours avaient montré « du bon et du moins bon ». « Les problèmes vont être identifiés, et nous en tirerons les conséquences », a dit le président, assurant que la direction du pays « rendait compte de manière absolument objective » des difficultés rencontrées.

Un missile balistique tiré depuis un sous-marin russe mercredi en mer de Barents dans le cadre des man?uvres s?est autodétruit après avoir dévié de sa trajectoire, a annoncé le service de presse de la flotte russe. La veille, le tir d?au moins un missile balistique, également depuis un sous-marin en plongée, avait échoué, selon des sources au commandement de la flotte citées sous couvert de l?anonymat par plusieurs médias russes. Le commandement militaire avait officiellement nié ce premier incident mardi.

Le président russe n?a par ailleurs pas exclu la possibilité que son pays développe à terme un système de bouclier antimissile, indiquant que la Russie allait coopérer avec les États-Unis dans ce domaine.

« Nous allons collaborer (avec les Américains), il ne faut pour cela que l?on se mette d?accord sur les principes de coopération », a-t-il dit. « À un certain stade nous n?excluons pas de passer à la mise en ?uvre pratique de tels systèmes de défense », a-t-il ajouté. « La Russie reste l?une des plus importantes puissances nucléaires. Cela peut plaire ou ne pas plaire, mais il faudra que tous en tiennent compte », a enfin martelé le président russe.

Depuis Plessetsk, Vladimir Poutine, chef suprême des forces armées russes, en tenue de camouflage et accompagné de son ministre de la défense, Sergueï Ivanov, a observé mercredi matin le lancement, réussi, d?un satellite militaire Cosmos, à l?aide du lanceur Molnia-M. La veille, il avait observé les exercices stratégiques dans la mer de Barents, depuis un sous-marin nucléaire. Le président russe, en campagne pour la présidentielle du 14 mars, avait participé à des man?uvres analogues il y a quatre ans, juste avant son élection à la présidence en mars 2000.

2 003 Le Monde ? AFP Distribué par The New York Times Syndicate

Publicité