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Comment une belle propriété est devenue un dépotoir
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Comment une belle propriété est devenue un dépotoir
APRÈS notre article sur Moulin-à-Poudre, qui a paru dans notre édition du lundi 5 janvier dernier, nous avons reçu plusieurs appels de gens très concernés par le sort de cet endroit.
Marcelle Lagesse qui a contribué à l?express dans les années 70-80 nous décrit cet endroit comme un lieu paisible avec de beaux jardins. Les bâtiments qui s?y trouvent étaient sous la responsabilité des Britanniques.
Une religieuse, qui a voulu garder l?anonymat, nous affirmé que le bâtiment dont la varangue est devenue un véritable dépotoir était une chapelle. Les patients qui se faisaient soigner à la léproserie venaient assister à la messe dominicale dite par le père responsable de la paroisse St François d?Assises de Pamplemousses. Plus tard, avec l?ouverture de l?hôpital SSRN, des employés de l?hôpital venaient à la messe. Les personnes qui travaillaient à la léproserie logeaient dans des quarters.
Les deux bâtiments datant respectivement de 1864 et 1865 servaient de résidences aux religieuses et de bureaux aux infirmiers en charge de la léproserie.
Une fabrique de poudre à canon
A l?arrière de la petite chapelle, il y avait de grands champs où les patients (ceux qui en étaient capables) et les employés cultivaient des pistaches, du manioc et autres patates. Il y avait un verger de mangues et de letchis. S?y trouvaient également d?autres arbres fruitiers, qui sont en voie de disparition aujourd?hui.
Dans un livret écrit par Mgr Amédée Nagapen, il est dit que Moulin-à-Poudre tire son nom de la fabrique de poudre à canon que le gouvernement français y installa après l?explosion de l?arsenal de Balaclava en 1771. Plus loin, il écrit que, jusqu?à la fin de l?occupation française (1810), la poudre de guerre fut fabriquée aux Pamplemousses.
Lors de la prise de l?île par les Anglais, Moulin-à-Poudre fut témoin de quelques escarmouches. Il raconte même qu?à partir de 1823, les bâtiments de Moulin-à-Poudre furent utilisés comme prisons d?Etat.
?La construction de l?hôpital SSRN a insufflé à la localité une animation autrement différente de la monotonie qui l?a enveloppée durant des décennies?, écrit Mgr Nagapen.
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