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Vincent comme Beeharry

7 janvier 2004, 20:00

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UN des moments forts des Jeux des îles de l?océan Indien. La natation : une discipline où les Réunionnais font figure d?épouvantail et sont venus pour tout rafler, comme en 1985.

Mais comme en 1985, la piscine Serge Alfred a accouché d?un héros ou plutôt d?une héroïne. Après Sultan Beeharry aux 2es Jeux des îles, c?est Mélissa Vincent qui a mis du baume au c?ur des Mauriciens.

Meilleure chance de médaille du côté mauricien, elle n?a pas déçu en s?adjugeant une médaille d?or bien méritée au 50m papillon, devançant la grande Lucile Turpin.

De mère mauricienne, elle vivait aux Seychelles avec ses parents avant les Jeux indianocéaniques. Lorsque le COJI, plus particulièrement Michael Glover, l?a fait venir à Maurice en vue des Jeux, c?était bien trouvé.

Vivant à Moka chez sa grand-mère, elle s?entraîne au CAMO avec Jocelyn Gunoo. Les résultats obtenus aux diverses compétitions locales laissaient entrevoir un bon potentiel.

D?ailleurs, lors d?un essai temps à la piscine Serge Alfred avant les Jeux, elle avait pulvérisé le record de Maurice du 100m nage libre en 1?00.16?. Record de plus de dix ans, propriété de Corine Leclair.

C?est cet exploit-là qui donnait lieu à tous les espoirs d?une possible médaille d?or de Mélissa Vincent au 100m nage libre aux Jeux des îles.

Lorsqu?elle échoua de quelques centièmes face à Cécilia Hernandez dans cette épreuve lors de la journée inaugurale des Jeux, les espoirs s?étaient estompés.

Puis, dans l?ultime épreuve de la journée, le 50m papillon, et malgré la présence de Lucile Turpin, la magie des Jeux allait transporter Mélissa vers l?or. En 30.25?, elle allait devenir la fierté de toute une île.

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