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Hausse salariale de 15 % pour les gardes de sécurité
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Hausse salariale de 15 % pour les gardes de sécurité
<B>IL N?Y A</B> pas meilleur cadeau de fin d?année ! Le Tribunal d?arbitrage permanent (TAP) a accordé hier une hausse salariale de 15 % aux gardes de sécurité, en sus de toutes les augmentations qui leur ont été allouées depuis juillet 1998. L?award prend effet dès janvier 2004.
Ce verdict est l?aboutissement d?une lutte engagée par les parties concernées depuis cinq ans. Cette bataille juridique découle d?une décision prise en novembre 1998 par Razack Peeroo, alors ministre du Travail et qui avait accordé une hausse salariale variant entre 50,4% et 86,9 % aux gardes de sécurité.
L?entreprise Securicor, pionnière du secteur et principal employeur se dit ?favorable à l?award du tribunal?. ?Je suis content pour les employés. L?award vient revaloriser leur travail. Je reconnais leur tâche qui est de rester sur la brèche à longueur de journée?, souligne Jacques Ribet (jr) l?un des directeurs de la compagnie. Et d?ajouter: ?Toutefois, la hausse réelle n?est pas de 15 % mais de 22 %. Ce sont les clients des compagnies de sécurité qui devront jouer le jeu.?
Une augmentation raisonnable
Le TAP affirme que les employeurs du secteur sont en mesure de supporter une ?augmentation raisonnable?. ?Cela ne veut nullement dire qu?une compagnie est en mesure de payer n?importe quelle hausse. Si la majoration salariale est exagérée, elles mettront la clé sous le paillasson. Toute hausse excessive forcerait les clients à trouver une solution alternative?, indiquent l?Acting President du TAP, Rashid Hossen, et ses assesseurs H. Girdharee et Chan Wan Thuen.
Le Tribunal estime que le secteur ? qui emploie 5 000 personnes ? n?est pas non plus dans la situation catastrophique qu?évoquent les employeurs, vu le nombre de nouvelles entreprises qui s?y créent. Et le TAP de préciser à juste titre : ?No investor would put his money in a sector which is not doing well?.
Rashid Hossen et ses assesseurs ajoutent par ailleurs que la direction de certaines compagnies a donné le mauvais exemple. Ils citent des directeurs qui s?octroient des hausses de salaire conséquentes alors que l?entreprise roule à perte et que l?on refuse cette même mesure aux employés. Le TAP s?appuie sur l?exemple de Securicor où les honoraires des directeurs sont passés de Rs 5,26 millions à Rs 7 millions, soit une hausse de 33 %.
Pour contester toute augmentation salariale, rappelle le TAP dans son l?award, les directions des principales compagnies de gardiennage (Securicor, High Security, Mauriguard et New Security Guard) avaient énuméré plusieurs arguments. Selon elles, la mise en pratique de la nouvelle grille salariale (proposée en 1998) entraînerait la fermeture de leurs entreprises. Elles avaient aussi soutenu que la dite hausse représenterait en fait une majoration de 60 % de leurs coûts de fonctionnement.
Les compagnies ont de plus expliqué que leurs divers clients ont la possibilité de se passer de leurs services pour employer leurs propres ?watchmen?. Etant enendu que les barèmes salariaux de ces gardes privés sont nettement inférieurs à ceux qui sont employés par les compagnies de gardiennage.
Répliquant à ses arguments, la Mauritius Private Security Guards Employees Union, qui regroupe les employés du secteur, avait souligné que la dernière majoration annoncée par un ministre du Travail datait de 1986.
Attitude constructive
Le tribunal se réjouit de l?attitude adoptée par les employeurs, ces derniers ayant proposé de payer une hausse de salaire de 10 % aux gardes de sécurité. En sus de cette hausse, Rashid Hossen et ses assesseurs relèvent la position du représentant syndical qui souligne que la sécurité d?emploi est un facteur essentiel.
Le TAP souligne : ?C?est une indication claire et nette que les syndicats ne sont pas là pour tuer la poule aux oeufs d?or et qu?ils se consoleront with an increase that would alleviate the pain of constant increase in the cost of living.?
Le tribunal conclut en souhaitant que le présent award aide à atténuer toute la frustration qu?a pu engendrer cette lutte juridique qui dure depuis cinq ans.
C?est Me Kishore Pertab qui a défendu les intérêts du syndicat. Me Maxime Sauzier a représenté les employeurs High Security Guards, Securicor et Mauriguard alors que Me Moorli Gujadhur, avoué, défendait New Security Guard.
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