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La bataille pour le pouvoir à la direction de l?IOIB

16 décembre 2003, 20:00

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LA GUERRE entre les anciens directeurs de l?Indian Ocean International Bank (IOIB) et la présente équipe connaît un nouvel épisode.

Six actionnaires, menés par l?ancien président du conseil, Ganess Thirakaluthy, ont obtenu lundi en cour des faillites, l?interdiction de la tenue de l?assemblée générale de la banque, prévue cet après-midi. Pour l?essentiel, ces actionnaires veulent un siège au conseil d?administration.

Les contestataires, qui disent détenir quelque 520 000 des 6 millions d?actions de l?IOIB, sont informés le 4 décembre de la tenue de l?assemblée générale. Ils notent, tout comme l?année précédente, que l?élection de nouveaux directeurs n?est pas prévue.

Sans cet item, soulignent-ils, ils ne seront pas en mesure de se présenter pour être élus au conseil d?administration. Pour étayer leurs dires, les contestataires s?appuient sur la clause 93 du Memorandum of Articles de la banque. Celle-ci prévoit que chaque année un tiers des directeurs se retire pour céder la place aux autres.

A qui profiterait le statu quo au conseil d?administration ? Aux actionnaires majoritaires, en l?occurrence les Cunden, indiquent les contestataires. D?ailleurs, l?affidavit relate les péripéties du précédent patron de la banque, Sam Cunden, contraint au départ en mars 2002.

?Innombrables défauts? à la banque

Pendant de nombreuses années, précédant la mise à pied, la Banque de Maurice (BoM), premier codéfendeur, a relevé ?d?innombrables défauts? dans la gestion de l?IOIB, font-ils ressortir. Quelque trois mois après le départ de Sam Cunden, la BoM demande que la participation de ce dernier dans l?actionnariat soit réduite à moins de 15 %.

Or, selon les contestataires, tel n?a jamais été le cas. D?ailleurs, ses trois enfants ont été élus pour siéger au sein du conseil, avec plus de 90 % des voix. Ainsi, les actionnaires estiment que Sam Cunden et sa famille n?ont jamais abdiqué leur domination. Ce qui va, de ce fait, à l?encontre des directives de la BoM. ?Besides the influence on his own children (?), the said Sam Cunden and the Cunden family have considerable influences over other members of the Board through family ties and other connections in particular?.

Devant de telles critiques, les enfants et autres proches de Sam Cunden ont ainsi pris congé du conseil le 31 août. Mais les contestataires, qui estiment avoir été lésés car le groupe étant en congé à défaut de démissionner, ne pourront de ce fait obtenir de siège.

En se fondant sur ces analyses, le juge Gérard Angoh a accordé l?ordre de surseoir à la tenue de l?assemblée générale en attendant d?entendre les autres parties.

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