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La Chambre de commerce chinoise prend de l?âge
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La Chambre de commerce chinoise prend de l?âge
LE 8 DÉCEMBRE 1908, soit 95 ans jour pour jour, celle qui allait devenir la deuxième plus vieille chambre de commerce de la diaspora chinoise au monde vit le jour à Port-Louis. Près d?un siècle plus tard, elle est toujours d?attaque. La Chambre de commerce chinoise (CCC) a convié samedi 400 invités au restaurant Hong Kong Palace, à Grand-Baie, pour une somptueuse soirée.
Donald Ah-Chuen, le président, n?a pas manqué de rendre hommage aux pionniers ?qui ont montré le chemin et travaillé dans l?humilité et avec consistance?. C?est sous la présidence de Chan Wan Yee, devait-il rappeler que la chambre allait d?abord accomplir sa première mission : se charger de l?enregistrement et des intérêts des immigrants chinois. Petit à petit, elle allait s?affirmer comme un interlocuteur privilégié entre la communauté, les autorités et des organismes étrangers, élargissant sa mission au soutien aux nécessiteux, malades ou infirmes de la communauté.
Au fil des ans, la Chambre aura souffert de l?âge. D?abord, elle aura vu s?effondrer son quartier général rongé par un incendie qui emportait l?immense patrimoine que constituaient les données sur les premiers Chinois immigrés à Maurice. C?était en 1993. Mais elle se remet : elle projette de reconstruire son siège social à la rue Joseph Rivière, à Port-Louis. ?Nous espérons pouvoir faire aboutir ce projet avant le centenaire en 2008?, soutient Donald Ah-Chuen.
De même, la CCC s?est débarrassée d?une constitution dépassée. Elle a revu sa constitution, ses objectifs et responsabilités. Elle a désormais comme objectif d?accroître son rôle dans le développement du pays et d?aider davantage la communauté à surmonter les nouvelles épreuves et à saisir les opportunités de ce nouveau millénaire.
Le président de la CCC a évoqué le parcours de la CCC et ses réalisations. De même que le président de la République, invité d?honneur de la soirée, il a souligné l?importance d?une bonne entente entre les différentes composantes de la nation mauricienne. ?Un pays ne peut se développer sans harmonie, sans l?ordre public, et sans les initiatives du secteur privé ?, a déclaré Donald Ah-Chuen. ?L?unité entre les communautés est toujours un élément crucial pour permettre le développement du pays?, a renchéri sir Anerood Jugnauth, ajoutant qu?il croit toujours dans ?un second boom au niveau de l?économie mauricienne si l?unité prévaut dans le pays?.
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