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Beekarry : « Le problème n?est pas entre Bhadain et moi »
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Beekarry : « Le problème n?est pas entre Bhadain et moi »
Le conflit qui oppose ces jours-ci l?Independent Commission against Corruption (Icac) à Roshi Bhadain, son directeur d?investigations ne serait pas, selon le commissaire Navin Beekarry, d?ordre personnel. À la réunion du comité parlementaire, mercredi dernier, ce dernier aurait soutenu avec force que « c?est un problème entre l?Icac et Roshi Bhadain et non entre lui et moi ».
La question, a précisé Navin Beekarry, fait l?objet d?une enquête depuis de nombreuses semaines et, si le responsable de la Corruption Investigation Division n?a pas été sanctionné plus tôt, c?est tout simplement parce qu?il était en mission à l?étranger.
Le commissaire a également repoussé avec véhémence l?insinuation du député travailliste, James Burty David, membre du comité parlementaire, à l?effet que « Roshi Bhadain a été suspendu de ses fonctions mercredi pour créer une diversion après que Rama Valayden s?est rendu à l?Icac pour dénoncer le candidat Prakash Maunthrooa ». Il a soutenu que ce n?est qu?une pure coïncidence que les deux événements ont eu lieu le même jour.
Le comité parlementaire, qui a écouté la version du commissaire Beekarry sur les raisons de la mesure disciplinaire prise contre Roshi Bhadain, se réunit à nouveau mercredi prochain. Il entendra cette fois les explications du directeur du département des investigations. Il s?attend également à obtenir une copie de la lettre adressée à ce dernier faisant état des reproches de l?Icac à son encontre.
Davantage de vigilance</B>
Après le différend qui avait surgi en pleine séance du comité parlementaire entre Navin Beekarry et Moussa Taujoo et qui avait donné lieu, il y a quelques mois, à une réunion extraordinaire de l?Appointments? Committee à Clarisse House, les relations s?étaient améliorées entre les membres du comité parlementaire. Cette nouvelle affaire a quelque peu ravivé les tensions.
Cette instance, qui est tenue à se rencontrer au moins une fois le mois, a cependant accentué son rythme de travail en raison des frictions notées au sein de l?Icac.
Madun Dulloo, député de l?opposition, maintient malgré tout que ce comité devrait faire montre de plus de sérieux et être davantage vigilant envers l?Icac.
Lors des débats sur le budget, des parlementaires avaient aussi souligné que les autorités n?ont pas lésiné sur les moyens à mettre à la disposition de cet organisme. L?Icac dispose d?un budget de Rs 88 millions pour l?exercice courant, contre Rs 15 millions pour l?année 2002-2003, alors que l?ensemble du judiciaire n?a obtenu cette année que Rs 131 millions.
D?aucuns font remarquer que le commissaire de l?Icac, dont les salaires mensuels ont été fixés après négociations, touche Rs 250 000 contre Rs 90 000 au chef juge. L?hôtel du gouvernement explique pour sa part « qu?il faut mettre le prix si on veut immuniser des institutions telles l?Icac, la Financial Services Commission et autres instances de surveillance, contre la tentation ».
On reproche également à Navin Beekarry d?être trop souvent en mission à l?étranger. L?Icac explique que de tels déplacements sont nécessaires dans la mesure où ils permettent aux responsables de cette institution, tout à fait nouvelle, de se familiariser avec ce qui se fait ailleurs.
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