Publicité
Sit-in des parents à la rentrée
JEAN-PAUL DESCUBES, membre de la Parents-Teachers Association de l?école primaire Willouhgby, à Mahébourg, est inquiet de constater que certaines classes sont en mauvais état alors que la cour de l?école n?est toujours pas asphaltée malgré les nombreuses demandes formulées.
Des vitres qui sont brisées depuis des mois n?ont toujours pas été remplacées. Pendant la saison pluvieuse, l?eau et le vent pénètrent à l?intérieur des salles. ?Cette situation ne permet pas aux élèves de suivre tranquillement la classe et, avec la cour de l?école qui n?est toujours pas asphaltée, nous sommes angoissés car nos enfants ne sont pas en sécurité?, dit-il.
Selon ce porte-parole, la PTA de l?établissement scolaire n?a d?autre choix que d?organiser un sit-in à la prochaine rentrée pour sensibiliser l?opinion et avertir les autorités concernées par ces problèmes. Et Jean-Paul pense qu?avec la solidarité des membres de la PTA, qui sont plus de cent, cette manifestation est le moyen le plus approprié pour attirer l?attention du ministère de l?Education sur la situation.
En attendant, les parents demandent à Steve Obeegadoo, ministre de l?Education, d?envoyer ses officiers dans cette école fréquentée par plus de 1 100 élèves pour un constat avant la rentrée scolaire. Un comité pourrait ensuite être mis sur pied, en collaboration avec les membres de la PTA, pour trouver des solutions. ?Nous sommes ouverts au dialogue. Si c?est pour le bien-être de nos enfants, pourquoi nous, parents devons-nous refuser de repeindre complètement l?école si le ministère de l?Education ou d?autres instances nous donnent la peinture ??
Pour donner la preuve que les membres de la PTA tiennent beaucoup à ce que leurs enfants puissent s?épanouir dans un meilleur environnement, Jean-Paul fait allusion à un projet pour la construction d?un hangar dont les travaux sont en cours actuellement dans la cour de l?école.
Ce projet, dont le coût est estimé à environ Rs 130 000, avait été financé par la Fondation Espoir et Développement (FED) à hauteur de Rs 60 000. La PTA y avait également contribué. Ce local dont les travaux pourraient prendre fin en décembre pourrait abriter les enfants pendant la récréation, pour des causeries sur des sujets d?actualité, pour vacciner les élèves ou pour d?autres activités sociales.
?La volonté est là. Il suffit que nous ayons un coup d?épaule pour que nous donnions l?encadrement nécessaire à nos enfants,? dit-il, non sans rappeler, encore une fois, que les membres de la PTA ont averti, par lettre, des dangers que représente une cour non asphaltée.
Outre les problèmes cités plus haut, Jean-Paul Descubes trouve que le ministère de l?Education doit impérativement insister pour que le vieux mobilier des écoles soit vite transféré dans un autre endroit au lieu d?être placé dans un coin de la cour de l?école comme c?est le cas actuellement. ?Vous n?avez qu?à vous rendre à l?arrière de cette école pour vous faire une idée du désordre qui y règne?, dit Jean-Paul.
On peut, en effet, y trouver de vielles chaises et des pupitres cassés entassés dans un coin.
?C?est pour sa raison-là qui nou dire ministère vine faire ène létour dans l?école pour li gagne ène l?idée dans qui l?environnement nou ban zenfants pé étudié?.
Selon ce porte-parole, pour qu?il y ait une bonne gestion et plus de transparence des fonds, les membres de l?exécutif de la PTA, en collaboration avec le maître d?école, insistent pour que chaque dépense soit justifiée. ?C?est la même chose pour faire élire de nouveaux membres. Les parents viennent en grand nombre pour choisir de manière démocratique ceux ou celles qui vont représenter leurs enfants au sein de l?exécutif?, explique un autre membre de la PTA.
Publicité
Publicité
Les plus récents