Publicité

A la recherche d?un ?mari deal??

12 novembre 2003, 20:00

Par

Partager cet article

Facebook X WhatsApp

lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

DES PLANTEURS, une quinzaine environ, de la région de Mahébourg, le Souffleur et Allée Gheude, regroupés au sein du Young Farmers Club, demandent au gouvernement l?autorisation d?occuper des terrains en permanence, de leur accorder des facilités pour l?achat de fertilisants à un prix inférieur, de mettre sur pied un comité pour étudier la possibilité de leur venir en aide à chaque fois qu?ils sont victimes de calamités naturelles, pendant les grandes sécheresses ou après les inondations.

?Nous avons déjà fait une demande pour que nous ayons notre part dans le ?deal d?Illovo?. Avec l?enregistrement qui se fait actuellement pour connaître le nombre de planteurs, nous pensons que cet exercice pourrait aider le gouvernement à considérer au plus vite nos demandes?.

Ils cultivent des pommes de terre, des pommes d?amour, des pistaches, des lianes filantes, des melons, sur une superficie d?environ 5 hectares qui leur ont été alloués sous contrat par la sucrerie Riche-en-Eau. Les propriétés sucrières Britannia, Mon-Trésor-Mon-Désert et Rose-Belle, mettent également des terrains à la disposition d?autres membres faisant partie du Young Farmers Club.

Indépendants

Ces planteurs estiment que, d?une part, ils contribuent de manière très significative à augmenter la production des légumes sur le marché local et d?autre part, à aider certaines familles à être moins dépendantes de l?Etat pour trouver un emploi.

Ce sont autant de raisons qui, disent-ils, les poussent à faire de telles demandes. Anil Ichane et Arvindsing Chatun, membres du Malusamy Souffleur Young Farmers Club et Allée Ghende Young Farmers Club, entourés de Ramasamy Ramanjooloo, Field officer des Young Farmers, responsable de la région sud-est et Rajeev Kumar Jangi, du National Federation of Young Farmers Clubs, expliquent que si des terrains leur sont alloués sur une base permanente et pas pour une courte durée comme c?est le cas actuellement, ils seront en mesure de mieux planifier leur récolte. ?Pour le moment, nous bénéficions des avantages du système d?irrigation mis en place par l?établissement sucrier Riche-en-Eau, qui est d?un apport considérable pour notre récolte?, reconnaît Princeram Balgobin, membre du Southern Young Farmers de Mahébourg.

Autrefois, ils avaient à débourser de grosses sommes pour que l?eau arrive jusqu?aux champs où ils cultivent des légumes.

Pour que les portions de terre soient distribuées équitablement entre les différents clubs, le Field officer Ramanjooloo négocie, dans un premier temps avec les établissements sucriers dans la région pour trouver des terrains avant de passer au Southern Area Young Farmers Club Centre (SAYFCC) dont le président est Gooroodev Ramphul.

Le SAYFCC où siègent des représentants d?une quinzaine de clubs de la région, se réunit une fois par mois et étudie les demandes qui lui sont soumises avant de procéder à la distribution. ?Nous avons des critères bien définis pour qu?il n?y ait pas de frustrations. Nous faisons en sorte que ceux qui habitent plus près du factory area de leur localité aient la priorité?, explique le Field Officer.

Avant de procéder à la distribution des terres, les membres du SAYFCC convoquent les planteurs pour s?assurer que les contrats qui les lient avec les établissements sucriers sont scrupuleusement respectés. ?Nous n?allons pas tolérer qu?un membre sous loue son terrain ou ne respecte pas le délai spécifique qui lui a été accordé pour la culture des légumes?, précise Gooroodev Ramphul.

Pour s?assurer que la récolte se passe dans de bonnes conditions et les plantes soient bien traitées avant d?aller sur le marché, les jeunes planteurs sollicitent souvent l?aide du Young Farmers Club ou des experts de l?Agricultural Research Extensive Unit (AREU) ou le Farmers Service Centre (FSC) pour les conseiller. ?Comme nous traitons avec le public, nous faisons très attention avant l?utilisation des insecticides et des fertilisants?, dit Arvindsingh Chatun.

En ce qui concerne le prix et la qualité des fertilisants, les membres du SAYFCC souhaitent que les experts en la matière surveillent la situation de très près.

Publicité