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Le violeur présumé de la diplomate sous les verrous

8 novembre 2003, 20:00

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La brigade criminelle du Nord pense tenir l?homme responsable du viol d?une employée de l?ambassade de France, survenu la semaine dernière à Péreybère. Les enquêteurs, dirigés par le surintendant Bala Kamatchi et l?inspecteur Bissoon, ont arrêté, jeudi, Nicolas Ste-Marie, 29 ans, un récidiviste connu des services de police, à la suite de certains renseignements glanés dans le cadre de cette affaire. Traduit en cour de Mapou, vendredi, sous une accusation provisoire de viol, cet habitant de Cité Saint-Louis, Pailles, a toutefois nié les faits tout en préférant observer un mutisme complet lors de son interrogatoire. Le suspect a fait des siennes au cours de son arrestation, en résistant d?abord aux enquêteurs et en brisant une fenêtre avec sa tête lorsqu?il a été emmené aux bureaux de la Criminal Investigation Division (CID) du Nord. Il a ensuite été examiné par le médecin de la police, le Dr Satish Boolell.

Aux petites heures du matin, le 29 octobre , la Française se trouve à son domicile, situé dans un quartier passablement désert. Son garçon en bas âge se trouve également dans la maison quand elle est réveillée par des bruits insolites provenant du rez-de-chaussée. Alors qu?elle inspecte les chambres, elle tombe nez à nez sur un homme nu, portant un bonnet blanc. Armé d?un couteau, l?inconnu la force à avoir des relations sexuelles avec lui à plusieurs reprises. Deux heures après, il abandonne sa victime après lui avoir soutiré Rs 500. La CID du Nord a été sur les dents depuis que l?affaire a été rapportée, surtout qu?en haut lieu, on réclame que l?enquête aboutisse au plus vite.

Des cicatrices qui ne trompent pas

Plusieurs récidivistes de la région ont été entendus depuis la semaine dernière. Parmi les signalements des hommes aperçus aux abords du domicile de la victime dans les jours précédant le viol, certains indices menaient vers Nicolas Ste-Marie. Le jeune homme avait l?habitude de faire des virées dans cette région où il compte des proches et des amis. Il se serait ensuite rasé la tête pour tenter de duper la police. Ajouté à cela, le suspect a des cicatrices au visage qui correspondent aux détails fournis par la victime. Reste maintenant à cette dernière de l?identifier formellement lors d?une parade. Ce ne serait pas de sitôt car elle est repartie en France et la police ne sait pas encore quand elle sera de retour. En attendant, s?il continue à garder le silence sur ce crime odieux, Nicolas Ste-Marie devra se résoudre à rester derrière les barreaux.

Depuis une semaine, cette affaire prend également une autre tournure avec la décision des Casernes centrales d?effectuer une enquête sur ? les enquêteurs. En effet, les détails du calvaire vécu par la victime ont été largement publiés dans un hebdomadaire. L?ambassade de France n?aurait pas bien pris la chose. Une cellule du Central Criminal Investigation Department tente de retracer les responsables de cette

« fuite ». Hier, lors d?une rencontre avec la presse, le Premier ministre, Paul Bérenger, s?est dit surpris par la diffusion dans la presse des aspects d?une enquête en cours. « C?est malsain », a-t-il lancé en soulignant avoir fait part de son exaspération au commissaire de police, Ramanooj Gopalsing. Il a souhaité un respect rigoureux des procédures lors d?une « ongoing enquiry ».

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