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Kylie Minoguefait parler son Body Language

7 novembre 2003, 20:00

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Vous pensiez que Kylie Minogue avait déjà tout dévoilé de sa plastique ? Détrompez-vous, la blonde miniature -1,52 mètre de sex appeal ? a décidé de nous initier à son Body Language. Deux ans après avoir hanté nos cerveaux avec le lancinant Can?t Get You Out Of My Head, l?Australienne nous la joue Brigitte Bardot pour la promotion de son neuvième album enregistré en studio. Intitulé Body Language, sa sortie en Grande-Bretagne est prévue pour le lundi 17 novembre.

«C?est impossible de séparer l?image de la musique. Les mots Body Language viennent du texte de Slow, le premier extrait de l?album. La phrase entière dit : «Read my body language.» J?ai immédiatement flashé sur ces paroles,» a déclaré la chanteuse qui n?a pas hésité à se dévêtir pour les besoins du clip qui accompagne la sortie de Slow.

«Bien sûr, je me suis demandée si je n?allais pas au devant d?associations d?idées malveillantes, signe révélateur du climat qui règne actuellement dans l?industrie de la pop music : la frontière entre le physique et la musique est de plus en plus minime. Cela peut sembler étrange de donner le titre Body Language à un album, mais tout devient cohérent quand on sait que mon travail est basé sur le mouvement et la chorégraphie.» On se souvient d?ailleurs de la folie entourant le dévoilement de sa réplique en cire au Musée Tussaud. Et des histoires de fans indélicats qui voulaient toucher une régionspécifique de la poupée de cire.

Toujours est-il que Kylie, qui a trouvé le bonheur auprès du french lover Olivier Martinez depuis plusieurs mois déjà, a adopté, selon Gala, la «B.B attitude : grosse cylindrée, allure alanguie, yeux charbonneux.» C?est avec cette panoplie de séductrice des années soixante, que la chanteuse a choisi d?illustrer la pochette de Body Language. Un album où elle nous propose douze titres, qui selon la critique, «montrent que le but de Kylie n?est pas que l?on se souvienne d?elle pour son art, mais de continuer à persuader le monde de l?aduler.» Les magazines spécialisés sont d?avis que le mélange tout chaud de sons saturés de synthétiseurs et de disco électronique, augure un «tournant risqué typique des artistes pop qui cherchent à gagner le respect.»

Beat dynamique

Exemple tout trouvé : Slow, le premier extrait de l?album, sorti lundi. Contrairement au style auquel elle nous avait habitués, Kylie Minogue ne revient pas avec une phrase entêtante collée sur beat dynamique. «Slow est basé sur une série de mots parlés et non chantés, calqués sur un rythme electro-pop minimaliste,» explique la critique. «Quand vous entendrez cette chanson pour la première fois, vous aurez forcément une réaction radicale : soit vous l?aimerez tout de suite ou vous la détesterez sur le coup. Et votre opinion ne changera pas même si l?écouter plusieurs fois.» Plutôt assassine, les plumes qui ont eu vent de l?album en avant-première, affirment que «les ingrédients de Body Language flirtent avec le superficiel, semblent parfois décousus et ont été visiblement conçus pour les soirées de fête.» Difficile pour Kylie de ré-éditer les chiffres de vente de Fever, son précédent album sorti en Grande-Bretagne en février 2001. Dès qu?il fut rendu public,Fever se classa directement à la première place des charts en Angleterre, en Allemagne et en Australie.

L?album, qui s?est vendu à plus de six millions d?exemplaires dans le monde, a été certifié disque de platine dans dix-huit pays et disque d?or dans dix-sept pays. Can?t Get You Out Of My Head, le premier single extrait de Fever s?est vendu à trois millions d?exemplaires, a occupé le pôle position dans les charts de vingt-un pays et a obtenu le titre de chanson la plus souvent jouée à la radio durant une semaine donnée, en Angleterre et en Allemagne.


Sophie Ellis Bextor, à la chasse au tube

Revoilà la chanteuse qui a évincé Victoria Beckham de la première place des charts avec son premier single, Groovejet. A l?époque, c?est-à-dire, il y a trois ans de cela, l?affaire avait fait grand bruit en haut des classements. Pire, Robbie Williams la déteste pour avoir refusé de se produire en première partie de l?un de ses concerts en 1998. Cher ne la porte pas dans son c?ur non plus parce qu?elle a osé remanier le texte de Take Me Home, tube disco de la diva de la chirurgie plastique.

Autant de haut faits d?armes qui ont permis à Sophie Ellis Bextor de transformer Murder on the Dancefloor un tube d?un genre nouveau. Contrairement aux autres belles qui hantent les classements, la chanteuse se présentait comme l?antithèse de la pop star pré-fabriquée. Cédant à la vague de revival des années 80, la très bourgeoise Sophie ? gosse de riche, son père est producteur d?émissions télé et sa mère animatrice d?une émission télé pour enfants, ayant fréquenté les meilleures écoles privées du Royaume Uni ? est de retour avec un deuxième album. Intitulé Shoot Fom The Hip, il est sorti le 24 octobre dernier en Grande-Bretagne sous le label Polydor. C?est un fait. La brit pop est un business brutal, tout particulièrement pour les chanteuses.

Selon la critique, Sophie Ellis Bextor fait figure d?exception dans cet univers régenté par Kylie Minogue, «qui laisse de temps en temps des miettes à Holly Valance, Emma Bunton et quelques autres.» Les observateurs n?ont pas manqué de remarquer que dans le cas de cette jeune chanteuse aux «capacités vocales limitées, jamais personne n?a semblé aussi peu s?inquiéter de monter sur scène et faire de bons numéros.»

Ce qui n?empêche pas Sophie Ellis Bextor de collaborer avec des faiseurs de tubes du moment : Gregg Alexander, Bernard Butler et Rob Davis. Ce sont d?ailleurs ces mêmes plumes qui ont conçu des chansons à la chaîne pour des groupes tels que S Club et le défunt Spice Girls. Unanime. Si la critique reconnaît que Sophie

Ellis Bextor a su s?entourer d?un beau petit monde, elle est unanime à dire que la qualité des textes figurant sur Shoot From the Hip ne s?en ressent pas. Alors là pas du tout. «Certaines des chansons de l?album font ouvertement office de remplissage. Elles ont l?air de sortir d?un manuel destiné à celles qui ne tiennent pas à oublier qu?elles sont des durs à cuire.»

N?hésitant pas à qualifier plusieurs passages de Shoot From the Hip «d?atroce,» le timbre «légèrement affecté,» de la chanteuse, les références à peine voilées au style des Pet Shop Boys, la reprise déjantée d?un tube d?Olivia Newton-John datant de 1981 qui s?intitule Physical, n?ont pas non plus échappé à la critique qui n?est décidément pas très tendre avec Sophie

Ellis Bextor.

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