Publicité

Al Quaïda serait à l?origine des attentats de Mombasa

5 novembre 2003, 20:00

Par

Partager cet article

Facebook X WhatsApp

lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

Les attentats perpétrés en novembre 2002 contre un hôtel et un avion de ligne israélien à Mombasa, au Kenya, ont été organisés par des combattants d?Al Qaïda armés et entraînés en Somalie voisine, d?après un projet de rapport de l?Onu dont Reuters a eu connaissance mardi.

Au moins quatre suspects demeurent en liberté en Somalie et des ?armes supplémentaires pourraient avoir été importées en Somalie uniquement dans le but de perpétrer de nouvelles attaques terroristes dans les pays voisins?, selon ce rapport rédigé par un comité d?experts enquêtant sur le trafic d?armes en Somalie en violation de l?embargo de l?Onu décrété en 1992.

Ce texte sera bientôt présenté au Conseil de sécurité de l?Onu. Les Etats-Unis ont prévenu que la Somalie pourrait devenir une nouvelle terre d?accueil de combattants d?Al Qaïda cherchant un nouveau refuge après le renversement par l?armée américaine du régime taliban en Afghanistan à la suite des attentats du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis.

L?attentat contre un hôtel de Mombasa, station balnéaire kényane, le 28 novembre 2002 a fait 15 morts, dont un nombre indéterminé de kamikazes. Le même jour, deux missiles sol-air ont raté de peu un avion de ligne israélien décollant de l?aéroport de Mombasa. Les membres d?Al Qaïda en Afrique de l?Est se sont regroupés en Somalie en 1998 après avoir organisé les attentats meurtriers contre les ambassades des Etats-Unis à Nairobi, au Kenya, et à Dar es Salam, en Tanzanie, selon ce rapport. Cette cellule était dirigée par Fazoul Abdoullah Mohamed, un Comorien.

Dans les jours qui ont suivi les attentats de Mombasa, les activistes sont repartis en bateau vers la Somalie, où la plupart sont restés pendant plusieurs mois. L?un d?eux a été arrêté à Mogadiscio en avril 2003 dans une opération conjointe américano-kényane. Les autres sont depuis retournés au Kenya et quatre sont restés en Somalie, pays en proie au désordre et aux luttes entre chefs de guerre rivaux.

Par Irwin Arieff

Publicité