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Les films de vampires ont encore de beaux jours

30 octobre 2003, 20:00

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?Depuis Tod Browning et F. W. Murnau jusqu?à Coppola et au film Blade, en passant par les films de la Hammer, les films d?horreur ont toujours présenté les vampires comme des créatures de la nuit, morbides et effrayantes. Un des côtés passionnants du Petit vampire, c?est la façon dont il inverse les rôles traditionnels des héros et des méchants.? (Allo Ciné)

Le Petit vampire (The Little vampire) de Uli Edel avec Jonathan Lipnicki et Alice Krige (2000), se sert d?un genre qui a souvent été un prétexte pour des films sanguinolents ou érotiques ? ou les deux à la fois ? pour faire un film léger et amusant adressé à un public jeune. Cependant, il est vrai que cette fascination qu?exercent les buveurs de sang sur les cinéphiles a inspiré plus d?un réalisateur et a donné lieu à toute une gamme de films, du plus naïf au plus sophistiqué, comme le démontre la longue liste de films publiée sur le site d?Allo Ciné ? une bonne soixantaine, et on est loin du compte, car cette liste ne contient que des titres de films où figure le mot ?vampire(s).?

On peut ainsi remonter au cinéaste français Louis Feuillade, dont Les Vampires (1915), raconte ?les exploits et la chute d?une bande de cambrioleurs en dix petits films et qui est considéré par les historiens du cinéma comme un chef-d?oeuvre de l?écriture automatique à la façon des surréalistes?, et noter au passage des films français, allemands, britanniques (les films de la société Hammer, avec les Christopher Lee, Peter Cushing et autres), mexicains (Superman contre les femmes vampires), italiens (Hercule contre les vampires) et même japonais. On y trouvera un Blacula américain qui raconte l?histoire d?un prince africain devenu vampire en 1780, après avoir rendu visite au comte Dracula, et qui, en 1972, sème la terreur à Los Angeles. Il faudrait une mention spéciale pour un autre cinéaste français, Jean Rollin, qui, vers la fin des années soixante, mêlait épouvante et érotisme dans des films aux titres éloquents : La Vampire Nue, Vierges et Vampires, Le Frisson des Vampires, Le Viol du vampire. Il y est le plus souvent question de belles jeunes femmes innocentes à la merci des créatures de la nuit, et/ou de fascinants aristocrates aux m?urs étranges. François Rollin a aussi donné l?occasion de faire du cinéma à l?une de nos compatriotes, Françoise Pascal, dans La rose de fer, (1973). Soulignons en passant que cette dame est d?ailleurs la seule Mauricienne dont on puisse dire qu?elle ait été vraiment actrice. Quant à François Rollin, après des années passées à tourner des films sous différents pseudonymes (et pour cause !), il est revenu à ses chères créatures avec Les deux orphelines vampires (1997) et La fiancée de Dracula (2002).

A signaler aussi, L?ombre du vampire, avec John Malkovich et Willem Dafoe entre autres, un film de Elias Merhige. C?est l?histoire du tournage de Nosferatu, un film de vampires inspiré du Dracula de Bram Stoker, par le réalisateur allemand Friedrich Wilhelm Murnau. Le film est un hommage à Murnau, (1888 -1931) qui a immortalisé Nosferatu, le vampire par excellence et qui mériterait un article à lui seul. ?(...Une ?uvre atypique, originale et à contre-courant. A mi-chemin entre l?hommage et le film d?auteur, cette production de Nicolas Cage renfloue et illumine un des très grands moments du cinéma?. (Cinopsis)

Les fans de John Carpenter auraient raison d?affirmer qu?il est la référence en la matière. Son film, Vampires (1997) est l?histoire d?une confrontation entre Jack Crow, envoyé au Nouveau-Mexique avec pour mission de détecter les nids de vampires et de les détruire, et Valek, grand maître des vampires. ?Le film de vampires revu et corrigé par Carpenter en pleine possession de ses moyens, cela donne un western violent, rempli d?humour noir et monté très efficacement. De plus l?interprétation est sans faille. Le tout relevé par quelques scènes très gore et vous obtenez un des meilleurs film de vampires depuis longtemps.? (un visiteur sur le site Allo Ciné)

Pour terminer, un mot sur les parodies du genre, parmi lesquelles on pourrait mentionner pêle-mêle Le bal des vampires, de Roman Polanski, Love at first bite, Embrasse-moi, vampire (avec Nicolas Cage) ou encore Mother Riley meets the vampire, celle-ci étant un personnage comique du cinéma britannique (interprété par Arthur Lucan, en travesti, dans une série populaire à l?époque). Les vampires ont encore de belles nuits devant eux...

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