Publicité
Quand Big Brother surveille les avions
Par
Partager cet article
Quand Big Brother surveille les avions
Les autorités américaines ont franchi un nouveau pas dans leur lutte acharnée contre le terrorisme. Depuis le 5 mars 2003, elles imposent aux compagnies aériennes présentes sur le territoire de leur fournir toutes les informations dont elles disposent sur les passagers embarquant pour les États-Unis. En cas de refus, elles menacent de renforcer les contrôles à la descente d?avion, d?infliger des amendes, voire de refuser l?autorisation d?atterrissage. Cette mesure va à l?encontre du droit à la protection des données personnelles. En effet, avec cette nouvelle loi, les services américains des douanes et de la sécurité peuvent connaître chaque passager dans les moindres détails : l?itinéraire de son voyage, le nom des personnes qui l?accompagnent, les coordonnées de ses contacts sur place, etc. Ils savent également s?il voyage en classe économique ou en classe affaires, s?il a réservé un hôtel ou une voiture à son arrivée, s?il a demandé une éventuelle assistance médicale durant le voyage ou un type de repas particulier (végétarien, casher...). De quoi craindre toutes sortes de dérives, d?autant que les conditions de protection et d?utilisation de ces données sont loin d?être transparentes.
C?est dans ce contexte qu?il convient de préciser le droit de chacun en la matière. Rappelons qu?au moment de la collecte de ces informations, le signataire doit être mis au courant d?un certain nombre d?informations. Il doit notamment savoir si les renseignements qu?il fournit revêtent un caractère obligatoire ou facultatif, qui pourra les consulter et dans quel but. La compagnie doit également rappeler à chaque passager qu?il a le droit d?accéder aux informations le concernant et qu?il peut les rectifier. En théorie, il a même le droit de s?opposer à ce que ces informations soient transmises à des tiers. Seulement, il court le risque, dans la pratique, de se voir purement et simplement refuser l?accès à bord.
Ceux qui souhaitent protester contre ces mesures disposent toutefois de plusieurs armes. Ils peuvent dans un premier temps alerter le gouvernement et lui envoyer un courrier précisant l?objet de leur réclamation. S?ils désirent aller plus loin, ils peuvent aussi porter plainte auprès du Directeur des poursuites publiques ou bien au poste de police de leur domicile. Ils peuvent enfin se plaindre directement auprès des autorités américaines, en passant par l?ambassade des États-Unis.
Publicité
Publicité
Les plus récents