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Schumacher a dépassé Fangio
L?année dernière, il avait été sacré en plein été devant une concurrence dégoûtée par tant de facilité. Cette saison, il a fallu attendre l?automne naissant pour voir Michael Schumacher décrocher son sixième sacre en Formule Un. Le précédent en avait fait l?égal de l?Argentin Juan Manuel Fangio. Le 28 septembre 2003, après sa 70e victoire, sur le circuit d?Indianapolis, Schumacher pouvait déjà regarder le monde de la F1 de haut, de très haut même, avant de conclure sur un de ses circuits préférés, hier à Suzuka, au Japon.
Un point lui suffisait, Schumacher est allé le conquérir dans un GP agité. S?il avait failli, il pouvait de toute façon compter sur son équipier Rubens Barichello, vainqueur. Tout un symbole. Pourtant, ses rivaux avaient fourbi leurs armes, et les règles avaient changé.
Le Colombien Juan Pablo Montoya, parfois considéré comme un ?bébé Senna?, a perdu ses dents de lait et le Finlandais Kimi Räikkönen a mis son grain de sel dans une lutte à couteaux tirés.
Mais Michael Schumacher se réveille à Imola, où il pleure avec son frère Ralf la mort de sa mère, survenue le matin même de la course. ?Aujourd?hui Michael a montré sa dimension de pilote et d?homme?, commente alors Jean Todt.
Si Schumacher est un des sportifs les plus connus au monde, c?est aussi un père de famille tranquille qui goûte aux joies du football dans le petit village suisse où il réside. ?Je ne suis certainement pas celui que l?on croit parfois. Je suis humain et c?est tout. J?ai la capacité de piloter un peu plus vite que les autres?, explique-t-il.
Hier, le ?Baron rouge? en a fait une nouvelle fois la démonstration, en gagnant son quatrième titre en quatre ans avec la Scuderia Ferrari, une équipe bâtie pour lui. De Jean Todt, directeur sportif ultra-perfectionniste, à Rubens Barrichello, lieutenant aussi fidèle que talentueux, l?écurie italienne a mis tous les atouts du côté de l?Allemand. La gloire de Schumi ne doit donc rien au hasard. Si personne n?ose remettre en cause ses qualités de pilote, certains n?hésitent pas reprocher à l?Allemand un manque de fair-play. Mais si d?autres pilotes ont peut-être plus de charisme, Schumacher est aujourd?hui la vitrine de la F1. ?Pour avoir du succès, il faut savoir saisir toutes les occasions qui se présentent, ce qui ne fait pas forcément de vous un ordinateur?, résume Schumi, sous contrat avec Ferrari jusqu?en 2006.
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