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Le taxi ne va pas plus loin?

28 septembre 2003, 20:00

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Alors que des centaines des millions de roupies sont investies dans des travaux d?infrastructure à Piton-Rivière-du-Rempart, une dizaine de familles de Roche-Terre vivent un véritable calvaire. Elles éprouvent d?énormes difficultés pour se déplacer à cause d?une route qui se trouve dans un état lamentable. En temps pluvieux, elles ne peuvent pas sortir. Quant aux écoliers, ils sont obligés de rester chez eux.

Ces personnes habitent à la rue Kallas. Si une partie de la route, sur une distance de 300 mètres, est asphaltée, par contre, les prochains 700 à 800 mètres ne le sont pas. Le prolongement de la rue Kallas qui mène vers Mellville-Melle Jeanne est, lui, en bon état.

Sur le tronçon en terre habitent dix familles dont les Augustin.

Mimose Augustin raconte que les familles éprouvent des difficultés à marcher, surtout pendant la saison des pluies. ?Transport pas rentré dans çà simin, nou fine déjà charié malade jusqu?à la rue coaltaré pour li capave prend taxi pour l?hôpital?, souligne-t-elle.

Elle ajoute que les enfants ne peuvent se rendre à l?école. ?Si besoin allé, zotte prend zotte savates ar zotte et changé souliers couma gagne simin colatar?, lance Réa Françoise. Cette dernière, qui est née dans cette localité depuis 57 ans, fait ressortir qu?aucune amélioration n?a été apportée au niveau de la route. Elle ajoute que les taxis ne veulent pas entrer en raison de son état. ?Kalkilé qui difficulté pou éne madame qui pou gagne baba?.

La situation de la famille Bholah fait réfléchir. Le père Gawtam a un fils qui est handicapé. Pour son déplacement, il doit toujours trouver un moyen de locomotion. Mais comme aucun véhicule n?est disposé à s?engager dans ce chemin, l?enfant est appelé à demeurer chez lui. Il ne peut fréquenter un centre pour handicapés.

Nous sommes témoins d?une scène qui fait pitié. Alors qu?il pleut à torrents, le père, accompagné de sa fille Rajshree, loue un taxi pour rentrer chez lui. Arrivé à la hauteur de la route non asphaltée, le taxi ne veut pas aller plus loin. Résultat, les deux doivent regagner leur domicile à pied.

Contrat refusé

Subiraj Daby, représentant du village au conseil des districts de Pamplemousses-Rivière-du-Rempart, explique que la National Development Unit (NDU) avait accordé un contrat pour le réasphaltage de cette route. Mais comme la Development Works Corporation (DWC), qui avait décroché le contrat avait refusé d?effectuer le travail, cette route est restée telle quelle. Il ajoute que la question doit être soulevée au niveau de la NDU. Il fait ressortir également que si la NDU n?avait pas accordé le contrat à la DWC, il aurait demandé au conseil du village de donner priorité à cette rue, parce que récemment six autres ont été asphaltées.

Interrogé, le secrétaire parlementaire privé Jayneshwar Jhurry0 déclare que c?est effectivement le refus de la DWC de réaliser les travaux qui se trouve être à la base du problème. Entre-temps, leur coût augmente. Il fait ressortir que toute la question doit être soulevée au niveau du conseil de district de Mapou.

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