Publicité
Le Hamas refuse de siéger dans le gouvernement de Koreï
Par
Partager cet article
Le Hamas refuse de siéger dans le gouvernement de Koreï
Le Mouvement de la résistance islamique (Hamas) a annoncé son refus de sièger dans le gouvernement qu?Ahmed Koreï, Premier ministre palestinien, devrait former dans le courant de la semaine.
?Le Hamas n?a pas participé aux gouvernements précédents et il ne siègera pas dans le prochain?, a annoncé le Hamas dans un communiqué envoyé par fac-similé au bureau de Reuters dans la capitale libanaise.
Selon ce texte, la politique du Hamas est de ne pas participer à tout gouvernement ?dont le programme est fondé sur les accords d?Oslo de 1993 qui ont foulé aux pieds les droits du peuple palestinien?.
Cette prise de position intervient alors que le Premier ministre palestinien pressenti a consulté dimanche une commission représentant 13 factions palestiniennes à propos de la composition de sa future équipe.
Mais le Hamas, dont les dirigeants sont passés dans la clandestinité pour échapper aux ?attaques ciblées? de l?armée israélienne, n?a pas assisté à la réunion qui s?est tenue à Gaza.
Un autre mouvement palestinien prônant la lutte armée, le Djihad islamique, était représenté à la réunion tout en excluant de participer à un gouvernement favorable à la ?feuille de route? pour la paix au Proche-Orient d?inspiration américaine.
Moment critique et historique
?Nous rejetons toute participation à un gouvernement régi par Oslo ou par tout autre projet israélien ou américain?, a précisé Khader Habib, dirigeant de la Djihad.
Les consultations politiques menées par Koreï, qui ont duré toute la journée, ont eu pour toile de fond le vrombissement des chasseurs F-16 israéliens dans le ciel de Gaza.
?Nous en sommes toujours au milieu de consultations et de dialogue avec nos frères appartenant aux factions politiques palestiniennes en vue d?arrêter les objectifs du nouveau gouvernement?, a déclaré Koreï aux journalistes.
?Nous sommes à un moment critique et historique, et il est essentiel que nous ayons une position palestinienne unifiée ou que nous parvenions au moins à une position minimale?.
D?après des responsables du Fatah, Koreï devrait constituer son équipe dans le courant de la semaine à venir avec, probablement, un partisan du Hamas ainsi qu?une personnalité modérée ayant les faveurs des Américains.
De son côté, Ariel Sharon a déclaré à des visiteurs que la ?feuille de route? était gênée par deux obstacles: ?Le premier est Yasser Arafat qui, il n?y a pas si longtemps, a sapé le gouvernement de Mahmoud Abbas parce nous commencions à discuter; le second est le terrorisme, parce que aussi longtemps qu?il existera, je ne crois pas à la possibilité (...) de progresser sur la voie du processus de paix ?.
Liban
Les banques doivent révéler les comptes liés au Hamas
- Le Liban a déclaré avoir demandé aux banques du pays de faire connaître l?existence de tout compte lié à six dirigeants du mouvement extrémiste palestinien Hamas dont les Etats-Unis ont ordonné le gel des avoirs. Mais un responsable de la banque centrale a déclaré qu?aucune décision n?avait été prise quant au gel des comptes qui pourraient être trouvés. Reuters a obtenu la copie d?une lettre envoyée aux directeurs de banques et leur demandant de révéler l?existence de comptes appartenant à six responsables du Hamas, parmi lesquels son chef spirituel, le cheikh Ahmed Yassine, l?un de ses plus hauts responsables politiques, Abdelaziz al-Rantissi et le responsable du mouvement au Liban Ousama Hamdane. La lettre demande également aux banques de divulguer l?existence de comptes liés à cinq mouvements palestiniens que Washington accuse de soutenir le Hamas, dont l?Association Sanabil pour l?aide sociale et le développement, basée au Liban. ?Nous vous demandons de déclarer s?il existe dans votre société des comptes bancaires appartenant directement ou indirectement à des individus ou organisations figurant sur la liste?, peut-on lire dans la lettre envoyée le mois dernier par la branche de lutte contre le blanchiment d?argent de la banque centrale. Le Liban et la Syrie sont toujours officiellement en guerre avec Israël et Washington leur a demandé à plusieurs reprises d?agir contre les mouvements activistes opposés à l?Etat hébreu, notamment le Hamas et le Hezbollah libanais.
Publicité
Publicité
Les plus récents