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Un squatter de Camp-Chapelon reçoit Rs 115 000 de l?Etat
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Un squatter de Camp-Chapelon reçoit Rs 115 000 de l?Etat
L?Etat a accepté de verser des dommages de Rs 115 000 à James Steward Grandcourt, un squatter de Pailles. Ce dernier avait réclamé Rs 1 m pour la démolition de sa maison.
Le plaignant occupe une portion de terrain, sise à la rue Frederick-Bonnefin, Camp-Chapelon, Pailles. En juin 1991, il reçoit un avis du ministère du Logement, des Terres et de l?Environnement le sommant de vider les lieux.
En 1996, il obtient une lettre de ce ministère l?autorisant à prendre contact avec la Central Water Authority (CWA) et le Central Electricity Board (CEB) pour la fourniture d?eau et d?électricité. Il est aussi avisé de ne pas construire de maison en dur aussi longtemps que sa situation n?est pas régularisée. Il fait donc le nécessaire auprès de la CWA et du CEB et construit une maison en tôle et en bois.
En novembre 1996, Steward Grandcourt est prié, dans un délai de 15 jours, de démolir la construction et d?évacuer le terrain. Un officier du ministère du Logement, Feizal Aumeeruddy, l?informe dès le lendemain que sa situation sera régularisée. Ce dernier en notifie le Principal Surveyor Ng Wah. Il déclare que des cadastreurs du ministère se sont rendus à Camp-Chapelon pour morceler le terrain de Steward Grandcourt de même que ceux des autres squatters.
Le plaignant est informé que des piquets seront installés pour délimiter les différentes portions de terrain. Il souligne avoir reçu l?autorisation du Principal Surveyor de construire une maison en dur en respectant les trois pieds réglementaires entre voisins. La construction de sa demeure lui coûte Rs 100 000 et le 4 mai 1998, soutient-il, l?Etat démolit illégalement sa maison en dur.
L?affaire a été appelée mercredi devant la juge Premila Balgobin. Me Johanne Moutou-Leckning, Principal State Counsel, a alors informé la cour que l?Etat a accepté de dédommager le plaignant.
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