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première promotion de « bsc honours police studies »

30 août 2003, 20:00

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C?est un ouf de soulagement qu?ont poussé les 47 policiers qui s?étaient présentés aux examens de BSc (Hons) Police Studies. Après quatre ans de cours sur les bancs de l?université, ils ont momentanément troqué leur uniforme bleu contre une toge rouge et noire pour recevoir leur diplôme, le 26 août à l?auditorium Octave Wiehé.

Quand on compare ce chiffre de 47 diplômés à l?effectif de 10 600 policiers, on est tenté de dire que c?est trop peu. Mais ne soyons pas trop exigeants. Une personne formée est toujours un plus pour la société, à condition qu?elle mette ses connaissances en pratique. Il faut surtout se demander si ce grade universitaire permettra à ses titulaires de mieux accomplir leur tâche, de combattre le crime de la manière la plus efficace possible. Est-ce que l?on apprend ce métier de policier dans les bouquins ?

Les policières que nous avons rencontrées lors de cette cérémonie sont unanimes. Si la formation universitaire n?est pas une finalité, elles s?accordent à dire qu?elles sont aujourd?hui mieux armées. Mieux armées contre quoi ? Contre les maux qui rongent notre société, ces tensions auxquelles sont inévitablement confrontés les représentants de la loi.

Une formation pluridisciplinaire

Certes, les policiers n?ont pas la tâche facile. La société change et la criminalité évolue aussi. Ils sont donc obligés d?adapter leurs méthodes, de trouver de nouvelles techniques pour faire face à des situations complexes et répondre aux exigences de la collectivité.

Rosario Domingue, Program-me Director du BSc (Hons) Police Studies, explique que ce cursus a pour objectif de donner aux policiers une formation pluridisciplinaire qui porte sur la sociologie, la psychologie, le droit, et les sciences. « On a voulu mettre l?accent sur l?environnement socioculturel dans lequel les policiers exercent leur métier, le développement de leurs capacités d?analyse, le travail en concertation avec des partenaires extérieurs. Le but de l?opération est d?élaborer plusieurs modules qui permettent d?appréhender les différents aspects de leur métier de policier », ajoute-t-il.

Les étudiants ont par ailleurs été sensibilisés aux techniques de communication, ce qui est utile dans leurs relations avec la population. Ils ont aussi étudié le droit, les questions d?éthique, de code de conduite, la notion de gender et la gestion du stress.

Mais que sont allés faire tous ces policiers dans cette galère de cours et d?examens, alors qu?ils sont en poste depuis plusieurs années ? Cette question est revenue sur presque toutes les lèvres il y a quatre ans, alors qu?ils venaient de commencer leurs études. Dur, dur, confient-ils, car il a fallu jongler avec le travail au bureau et sur le terrain, les cours théoriques, les devoirs, les recherches, sans oublier la famille. Cinq policières fraîchement diplômées témoignent.

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