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Concert de klaxons devant le Parlement
Des éléments de la Special Supporting Unit (SSU) sont là, armés de fusils, matraques et gaz lacrymogène. Ils surveillent sous une pluie fine les faits et gestes des propriétaires de vans privés qui menacent de déclencher une opération escargot dans la capitale. Cette brigade d?intervention rapide n?attend que les ordres de leurs supérieurs pour passer à l?action.
Leur présence dissuasive incite les propriétaires de vans privés à changer d?avis. Mais pas pour longtemps. Au nombre d?une quarantaine, ils se regroupent à Roche- Bois, plus précisément à côté du centre Mouvement Mauricien Kréol Africain (MMKA).
Leur revendication : des patentes de contract vans pour qu?ils puissent opérer dans la légalité. Ces propriétaires de ?vans marrons? disent qu?ils ne peuvent plus opérer car ils sont pris en contravention pour transport illégal de passagers.
Ils veulent donc des patentes car les nouvelles dispositions du Road Traffic Act (RTA) punissent sévèrement les opérateurs illégaux. Elles prévoient des amendes de Rs 10 000 et la saisie du véhicule pour ceux qui transportent des passagers illégalement. Ils veulent aussi une rencontre avec le vice-Premier ministre, Paul Bérenger.
Les propriétaires de vans, se sentant encerclés par la police, décident vers 12 h 30 de se disperser pour éviter que la police n?intervienne et ne mette fin à leur opération escargot. Ils se donnent rendez-vous au Champ-de-Mars pour décider de la marche à suivre.
Là, ils décident de faire le tour de l?hôtel du gouvernement en klaxonnant bruyamment. La man?uvre dure quelques minutes, le temps pour le négociateur des propriétaires de ?vans marrons?, Gérard Lesage, de déposer une lettre pour réclamer une rencontre urgente. C?est la quatrième que dépose l?Association of Private Van Owners. ?C?est notre dernière lettre. Si nous n?obtenons pas de réponse, nous allons déclencher une opération escargot surprise?, dit ce dernier.
Son avis est partagé par Ahmad Mohun, le porte-parole de l?association. ?Si le gouvernement veut que nous opérons dans la légalité, il faut qu?il nous donne les moyens de le faire.? Le défilé prend fin vers 13h 30.
A l?hôtel du gouvernement, les doléances des opérateurs de vans ne seront pas examinées séparément. Le problème est étudié dans sa globalité par un comité présidé par le vice-Premier ministre, Paul Bérenger. Ce comité a été mis sur pied à la suite de la décision des chauffeurs de taxis d?organiser un défilé dans la capitale. Leur principale revendication : la révision des frais d?enregistrement de leurs véhicules. Le dossier sera à l?agenda du Conseil des ministres vendredi.
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