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Balgobin ne présidera pas les auditions
Le président du Tribunal d?arbitrage permanent (TAP), Harish Balgobin, a décidé de ne pas présider les auditions consacrées à la semaine de 40 heures. L?affaire sera mentionnée lundi prochain à 13 h 45.
Dans une lettre adressée au ministre du Travail et des Relations industrielles, Showkutally Soodhun, Harish Balgobin souligne que sa décision s?explique par le fait que la Cour suprême a suggéré « a differently constituted tribunal » pour redémarrer ses consultations sur l?introduction de la semaine de 40 heures. Dans un jugement rendu public la semaine dernière, la cour avait critiqué le TAP car il n?avait pas donné les raisons pour lesquelles il avait décidé de recommander l?introduction de la semaine de 40 heures étalée sur six jours.
Le chef juge, Ariranga Pillay, et le juge Keshoe Persad Matadeen, avaient « noté avec regret » que ce n?est pas la première fois que le TAP « fait fi de ses obligations légales ». Ils ont cité deux autres cas où le TAP a failli à sa tâche.
Interrogé, hier, à propos de sa décision de ne pas présider les auditions consacrées à la semaine de 40 heures, Harish Balgobin a déclaré qu?il ne fait qu?appliquer la demande faite par la Cour suprême. « J?ai ainsi nommé Rashid Hossen président du nouveau tribunal. Il sera assisté de Bhinod Ramburn et Doobey Ghirdaree », a déclaré le président du TAP.
Dans une déclaration, hier, après la conférence de presse du Front commun des syndicats de l?industrie sucrière, Patrice Legris, directeur de la Mauritius Sugar Producers? Association, a maintenu que la semaine de 40 heures étalée sur cinq jours ne peut être appliquée dans l?industrie sucrière.
« Si on applique la semaine de cinq jours il y aura moins de main-d??uvre. Comment augmenter la compétitivité quand on sait que le plan stratégique a préconisé que les usines doivent rouler six jours sur sept pour être compétitives », a-t-il ajouté.
Répondant à une déclaration des syndicalistes selon laquelle bon nombre de pays appliquent la semaine de 40 heures étalée sur cinq jours, Patrice Legris explique que la majorité des pays producteurs de sucre font travailler les employés entre six jours et demi et sept jours par semaine.
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