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Les rebelles refusent de se retirer de la capitale

28 juillet 2003, 20:00

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Le chef des rebelles libériens du Lurd a déclaré que ses combattants ne se retireraient pas de la capitale Monrovia, où les combats ont fait rage dimanche, tant que des soldats étrangers de maintien de la paix ne seraient pas arrivés au Liberia.

Sekou Conneh, président des Libériens unis pour la réconciliation et la démocratie, a déclaré que ses forces étaient prêtes à céder certaines positions, comme le port de la capitale, aux soldats de maintien de la paix ouest-africains attendus dans la semaine à venir.

?Pourquoi me retirerais-je? Nous céderons certaines positions aux forces de maintien de la paix, pas au président Charles Taylor?, a déclaré Conneh à Reuters par téléphone. Les Etats-Unis avaient demandé aux rebelles de se retirer de Monrovia, où ils progressent en plusieurs points au détriment des forces gouvernementales.

L?ambassade des Etats-Unis a invité les rebelles à cesser véritablement le feu et à se retirer de la ville. L?ambassadeur, John Blaney, a dit à la presse que le gouvernement libérien avait d?ores et déjà accepté la proposition américaine de faire du fleuve Po, à 12 km des faubourgs de Monrovia, la nouvelle ligne de démarcation. L?ambassadeur a appelé les rebelles du Lurd à accepter eux aussi cette ligne de démarcation.

Son appel n?a nullement été entendu par le Lurd, et de violents combats ont été signalés aux abords de deux ponts stratégiques de Monrovia, tandis que des obus de mortier ont chuté sur le quartier des ambassades. Les rebelles, déclarent des habitants, ont avancé bien au-delà du pont Stockton Creek (sud-est de la capitale), où les combats s?étaient concentrés depuis qu?ils ont lancé leur dernier assaut en date contre Monrovia, le troisième en moins de deux mois.

Ce pont est important parce qu?il leur donne accès à une route qui contourne les marais s?étendant derrière le centre de Monrovia et mène à un carrefour stratégique qui, lui, ouvre la voie à l?aéroport international de Robert Fields et à la résidence du président Charles Taylor. Des obus de mortier ont continué de pleuvoir sur le centre de Monrovia, notamment sur la rue Mechline où quatre personnes blessées ont dû être hospitalisées.

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