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De nombreux produits en libre importation

27 juillet 2003, 20:00

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D?ici deux mois les hommes d?affaires aussi bien que les maisons de commerce pourront importer sans contrainte et sans aucun permis, une centaine de produits alimentaires et non alimentaires. Ils sont, entre autres, la pomme de terre, les oignons, l?ail, le poisson, le poulet frigorifiés, l?huile comestible, des fruits et légumes, des châssis d?autobus, des produits pharmaceutiques ou enocre des matières premières entrant dans le secteur de la construction.

Cette révolution dans le secteur commercial vise à éliminer les tracasseries administratives concernant l?octroi des permis d?importation au niveau de certains ministères tels celui du Commerce, de l?Agriculture et de la Santé. Tout en offrant un plus vaste choix aux consommateurs, cette mesure va créer davantage de compétition. Dans de nombreux cas, elle pourrait même faire chuter le prix de certains produits.

Une réunion est prévue la semaine prochaine entre les techniciens du ministère du Commerce et des Coopératives et ceux de la Chambre de commerce et d?industrie la semaine prochaine. Ils étudieront les implications de cette libéralisation. Le ministère du Commerce et des Coopératives a déjà demandé aux autres ministères concernés de lui soumettre leurs commentaires.

Si, dans l?ensemble la mesure envisagée a été accueillie favorablement, le ministère de l?Agriculture cependant joue la carte de la prudence. Il a déjà fait savoir que la libéralisation de l?importation de certains produits agricoles tels que des plantes exotiques, des fleurs, des arbres fruitiers, des fruits et légumes etc., risque d?être néfaste à notre secteur agricole. La canne ainsi que les animaux domestiques et d?élevage risquent d?être menacés par des maladies importées à travers des plantes. Ce ministère préfère quesoit maintenu le contrôle de l?importation des produits qui relèvent desa compétence.

Des firmes craignent pour leur part que cette libéralisation de l?importation de certains produits alimentaires tels le poulet ou le poisson frigorifié ne tue l?industrie locale. Par exemple, le poulet importé du Brésil pourrait coûter moins cher que celui produit localement en raison des subsides du gouvernement brésilien sur ce produit.

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