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L?industrie du disque veut punir les usagers du P2P
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L?industrie du disque veut punir les usagers du P2P
Les grandes maisons de disques, essentiellement américaines, menacent de s'attaquer directement aux internautes qui échangent librement des fichiers musicaux sur la Toile au moyen de sites ?peer-to-peer? comme Kaz Aa, Grokster et autres Morpheus, peinant à s'en prendre à ces derniers. Pour l'instant, tous les internautes ne sont pas la cible de la Riaa : seuls les Américains ont à craindre de cette association des Majors (AOL Time Warner, Vivendi Universal, Sony, Bertelsmann et EMI Group...).
Il est certes illégal de partager sur le Net, entre particuliers, de la musique protégée par les droits d'auteur, mais la Riaa a décidé de punir le maillon de la chaîne le plus faible, les consommateurs, au lieu de s'en prendre aux véritables responsables de cette situation ! En effet, si les Majors ont réussi à faire fermer, en juin 2001, Napster, site originel du P2P musical, cette tâche est devenue plus difficile avec l'arrivée sur la Toile de nombreux sites reprenant ce concept de libre mise en circulation de fichiers musicaux.
Selon les responsables de la Riaa, les ?distributeurs en gros?, c'est-à-dire tous les internautes possédant une masse considérable de titres sur leur disque dur, seront leur cible principale. Ceux qui téléchargent pour leur usage personnel seraient, pour l?instant, épargnés. Une façon d?apaiser les usagers honnêtes et les parents de millions de jeunes Américains ayant substitué, pour des raisons économiques, le disque dur de leur ordinateur à la chaîne hi-fi.
En clair, la Riaa tolérera que des internautes téléchargent sporadiquement des fichiers musicaux à condition qu?ils n'en mettent pas à la disposition des autres usagers ! Une manière détournée d'abolir le principe du P2P : l'échange mutuel. Le P2P apparaît pour l'industrie américaine du disque comme une véritable gangrène, et pour contrer les sites illégaux, elle a décidé de cautionner une cinquantaine de sites distribuant légalement de la musique en ligne.
Et hormis ?iTunes Music Store? d'Apple, ces derniers, boudés par les usagers, n'affichent cependant pas une bonne santé financière.
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