Publicité

Lois du travail: la signature d’un accord collectif par les employés remise en question

6 février 2013, 20:00

Par

Partager cet article

Facebook X WhatsApp

Lois du travail: la signature d’un accord collectif par les employés remise en question

Un des amendements proposés par Shakeel Mohamed aux lois du travail aurait permis aux employés non-syndiqués le droit de signer un accord collectif avec l’employeur. Après discussion, le ministre du Travail se dit prêt à engager une seconde réflexion à ce sujet.

La signature d’accord entre les travailleurs et leur employeur sans le soutien syndical a fait sourciller la majorité des syndicalistes. Lors d’une rencontre avec le ministre du Travail, ce mercredi 6 janvier à la Victoria House, les membres de la «Platform Kont La Loi Travay Anti-Travayer» ont contesté cet amendement initialement proposé par le ministre du Travail.

«Donner la possibilité aux employés de procéder à la signature d’un accord collectif conduirait petit à petit à faire disparaître les syndicats, ce qui serait dans l’avantage des employeurs». C’est l’argument de Jane Ragoo, porte-parole de ce mouvement.

La syndicaliste explique que cette clause rendrait possible toute sorte d’abus du patronat envers les employés et que les syndicats non-reconnus par les employeurs seraient dans l’incapacité de contester.

En effet, Shakeel Mohamed explique qu’à la base, ce changement dans la loi avait pour but d’encourager les employés non-syndiqués à se tourner davantage vers les syndicalistes pour la signature d’un accord entre travailleurs et patrons.

«Mais lors de cette rencontre, les syndicalistes m’ont expliqué qu’il pourrait y avoir abus de la part des employeurs. Et je leur ai fait comprendre que je souhaiterai corriger certaines anomalies présentent dans les lois en faveur des travailleurs», affirme le ministre du Travail.

Dans la même foulée, le ministre affirme qu’il compte considérer les propositions de la plate-forme, tout en restant disposé à recevoir les propositions émanant des autres mouvements syndicaux. «Je m’attends à ce genre de débat intelligent et constructif», lance-t-il.

De son côté, Jane Ragoo juge nécessaire que les propositions syndicales soient soumises à l’ensemble des parlementaires qui seront amenés à débattre sur les amendements.

«Il nous a semblé que plusieurs de nos propositions ont intéressé le ministre du Travail après quelques explications. La plate-forme compte élaborer les propositions de manière à ce que l’ensemble des parlementaires puissent comprendre les raisons qui poussent les syndicalistes à en faire la demande», souligne-t-elle.


 

Publicité