Réunion : La réserve de pêche de Sainte-Rose devient réalité

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Un peu plus de deux ans après sa création par arrêté préfectoral, la réserve de pêche de Sainte-Rose rentre dans sa phase "active". Les balises délimitant la zone protégée seront posées dans les prochains jours. La pêche depuis la côte reste, elle, autorisée. Objectif : donner une chance aux espèces de se reconstituer.


Si elle existait sur le papier, la réserve s’apprête à le devenir physiquement. Après la pose de panneaux d’information au niveau de la Marine, ce sont cette fois les fameuses balises, au nombre de trois, qui vont faire leur apparition au large dans le courant de la semaine prochaine, sous réserve de conditions favorables. Ce n’était pas le cas hier matin, date prévue initialement par le Comité Régional des Pêches (CRPMEM).

Le pilote du projet de réserve au côté de l’AAPSR (Association animation du port de Sainte-Rose) et de la mairie. Une démarche originale qui a plu aux autorités : pourtant contraignante, la réserve de pêche est née à l’initiative des pêcheurs eux-mêmes. Le constat est connu.

Le littoral de Sainte-Rose "notamment sa frange corallienne particulièrement étroite sur cette partie de la côte" subit depuis plusieurs dizaines d’années une pression de pêche trop importante, note le Comité.

Des prélèvements dus aux professionnels (une dizaine), mais avant tout au braconnage, que ce soit à partir d’embarcations de pêche, en chasse sous marine, voire en plongée en bouteille. Financée par l’Europe, une étude réalisée en 2011 a confirmé la diminution, voire la disparition de certaines espèces récifales et démersales côtières (langoustes, poissons perroquet, mérous, risdals...), poursuit le CRPMEM.

Des gardes à l’étude

L’étude sera renouvelée dans les prochaines années pour constater de l’évolution de la ressource. Deux arrêtés préfectoraux, de mars et décembre 2010, précisent la définition et le périmètre de la réserve. Si la navigation reste autorisée, toute pêche est par contre interdite.

Que ce soit à partir d’une embarcation ou en pêche sous-marine. La pêche "à la gaulette" reste, elle, autorisée depuis la côte. La réserve s’étend du rivage de l’embouchure de la rivière de l’Est jusqu’à la pointe Corail et sur plusieurs centaines de mètres au large.

Les trois balises seront placées sur la ligne de profondeur des 50 mètres - elle était de 100 m dans le premier arrêté de mars 2010 - au niveau de la pointe Corail, de la Marine et de la rivière de l’Est.

Côté surveillance, en plus des patrouilles effectuées par la brigade nautique de la gendarmerie, la création de garde-jurés (statut réservé aux Comités des pêches) ou de gardes assermentés est à l’étude.

Une réunion prévue en mairie la semaine prochaine envisagera toutes les options possibles pour qu’une surveillance permanente soit assurée. Assermentés, ces derniers seront habilités à rédiger des procès-verbaux dans le cadre de délits et contraventions touchant à la pêche. "Mais, dans un premier temps, la priorité sera donnée à l’information", assure Sandra Hohmann, chargée de mission au CRPMEM


(Source : Le Journal de l’île de La Réunion)

Le Journal de lle de La Runion

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