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Débat sur le per diem
Quand, je vais à l?étranger, je n?ai pas de per diem. Je vais à l?hôtel, je ramène ma facture et on me rembourse ». Cette déclaration de Jacques de Navacelle, président du Joint Economic Council (JEC), dans un entretien à l?express-dimanche en date du 16 avril, ne cesse de faire des vagues. Nombre de syndicalistes rejoignent le nouveau président du JEC et demandent au gouvernement de revoir ses dépenses, notamment en ce qu?il s?agit de per diem.
Radhakrisna Sadien et Cassam Kureeman, respectivement président de la State Employees Federation et du Mauritius Labour Congress, sont favorables à une révision du taux d?indemnité de subsistance. « La révision des indemnités est possible grâce, entre autres, à une réduction du nombre de missions et des membres de délégation à l?étranger, une utilisation maximale de nos ambassades. À l?exception des ministres, les autres membres des délégations peuvent voyager en classe économique », explique Radhakrisna Sadien. « Diminuons les entertainment allowances et les subsistence allowances que ministres et députés reçoivent quand ils voyagent », insiste Cassam Kureeman.
Entre 2001 et 2004 inclus, à titre d?exemple, les indemnités de subsistance ont coûté quelque Rs 227 millions. Les indemnités versées aux ministres pour cette période représentent Rs 79 millions alors que celles des membres des délégations ont coûté Rs 148 millions. Depuis 2001, le budget des indemnités qui était de Rs 53 millions n?a cessé d?augmenter. Pour l?année budgétaire 2005-2006, l?État a prévu de lui consacrer quelque Rs 59 millions soit le même montant que pour les deux dernières années.
L?établissement du taux d?indemnité est fixé en conformité avec une grille des Nations unies. Elle tient compte du niveau de vie dans le pays d?accueil. Ce taux est révisé annuellement.
Anil Gayan, ex-ministre des Affaires étrangères, trouve que le débat autour de la réduction du per diem « inutile ». « Le représentant d?un pays doit être traité en fonction de son rang. En revanche, les épouses de personnalités politiques ne devraient pas être indemnisées. »
Un ancien ministre travailliste souhaite, lui, une utilisation maximale de nos ambassades à l?étranger. « On aurait pu également confier des missions à l?étranger à un ministre sans porte-feuille. »
« Dès qu?une mission est terminée, nos représentants devraient immédiatement rentrer au pays et remettre les reliquats des indemnités au gouvernement », soutient Showkutally Soodhun, Chief Whip du Mouvement socialiste militant à l?Assemblée. Les avis divergent, mais le débat reste entier.
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